Evénement

Go to school, nouvel album des Lemon Twigs

Les deux frères D’Addario originaires de Long Island biberonnés au son des Beatles, des Beach Boys, Kinks, et autres Who ont conjugué ces influences dans un deuxième album passionnant et addictif.

Les deux adolescents remettent au goût du jour cette pop efficace, qui faisait la joie des teenagers au début des années 60. Une pop organique et intellectuelle qui prend solidement appui sur le mariage des voix (Beatles, Beach Boys) et les arrangements pop baroque des Kinks et des Who. Ce second album raconte la déchirante histoire de Shane, un chimpanzé élevé comme un petit garçon et rencontrant les obstacles de la vie parmi les êtres humains. Pour élaborer ce nouvel album concept, la recette est toute simple : des sons de guitares clairs et épurés pour les couplets, qui mettent en valeur le lyrisme des voix, pour finir par un empilage successif de voix sur les refrains. Dès le premier titre, ça commence très fort. La ligne mélodique aux couleurs pop baroque 60’S de « Never In My Arms, Always In My Heart » parait fragile et puissante à la fois, et les harmonies vocales semblent planer en apesanteur au dessus de la toile sonore. Cela faisait longtemps que l’on avait entendu ce mélange de force et volupté sucrée. Le reste de album est calibré sur le même model : les arpèges de guitares télescopent, les accords de piano, les parties vocales s’élèvent en apesanteur au dessus des arrangements de cordes. A mi chemin entre rock et pop atmosphérique, les mélodies bien ficelées donnent aux compositions un caractère mûr et abouti sur le mode des comédies musicales made in Broadway. On peut trouver chez The Lemon Twigs l’émotion des Beatles et le lyrisme de Queen. Les voix sont douces et rassurantes comme un murmure soufflé à l’oreille et peuvent être mélancoliques, profondément mélancoliques comme ce The Student Becomes The Teacher. « Go To School » est un véritable disque de pop-rock qui combine les expériences musicales bien au-delà du cadre pop traditionnel. Un album à consommer sans modération.

Par Jean-Christophe Mary - Publié le

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