Evénement

Ramones Road To Ruin

Cette année marque le 40e anniversaire de « Road To Ruin » ‘un des albums pop punk rock les plus importants et les plus influents de tous les temps. Ce chef-d’œuvre de 29 minutes et 14 secondes a contribué à bouleverser l’histoire du rock et installer définitivement le quatuor sur la scène internationale.

Lorsque paraît « Road to Ruin » Joey Ramone (chanteur), Dee Dee Ramone (bassiste), Johnny Ramone (guitare) et Tommy Ramone ( batterie) ont déjà trois albums à leur actif. Malgré un large succès public, le quatuor n’obtient pas les ventes souhaitées par leur label alors plusieurs de leurs contemporains de la scène punk new wave, les Blondie, Elvis Costello et autres Talking Heads réalisent de bons scores. Ne voulant rester à la traine, les Ramones prennent les mesures qui s’imposent. Pour commencer, Tommy Ramone passe à la production aux côtés du producteur et ingénieur Ed Stasium et laisse ses baguettes à Marc Bell qui devient Marky Ramone. En studio, le groupe remanié jette les bases de ses nouvelles chansons auxquelles Ed Stasium et Tommy Ramone ajoutent overdubs de guitare, basse et claviers, passent le tout à la moulinette pop, arrondissent les angles et obtiennent ce son compact et policé. Cette nouvelle façon de procéder fonctionne à merveille. On retrouve les sempiternels titres sur trois accords mais également des ballades mélancoliques, douloureusement introspective telles  » Questioningly  » ou l’émouvant « Needles And Pins ». Les arrangements réalisés après coup fonctionnent à merveille sur ces titres peuplés de lignes de basse étourdissantes et de solo de guitare tel ce « Don’t Come Close » . D’autres chansons  « I Don’t Want You »  ou « Bad Brain » sont de véritables coup de poing soniques. Le hit que fût à l’époque « I Wanna Be Sedated » résume à lui seul l’efficacité de cette nouvelle mouture sonore. Les overdubs de guitare gonflent la chanson d’un son énorme, les claquements de mains et les percussions de Mark Bell charpentent la structure et la voix de Joey Ramone n’en résonne que plus fort. Au total les Ramones dégainent une douzaine de titres, joués pied au plancher et dynamite une fois encore les canons du rock, leur insufflent des guitares qui cisaillent pour devenir ce punk rock violent et mélodique qui est désormais leur marque de fabrique. Réunis aujourd’hui dans ce coffret, ces opus démontrent à quel point les ramones demeure un groupe inventif pionnier d’une punk pop flamboyante, à la fois mélancolique et sensuelle.

Par Jean-Christophe Mary - Publié le

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