Musée

Force et dignité du féminin selon Bettina Rheims

Bettina Rheims poursuit son parcours de photographe féministe avec toujours la même force et la même élégance en dévoilant aussi bien le corps des détenues que celui des Femen. Une installation inédite pour le musée du Quai Branly ou les sculptures africaines font face à des photographies d’êtres de chair et de sang.

Alors qu’elle expose une toute dernière série consacrée aux Détenues au château de Vincennes jusqu’au 30 avril, avec un livre préfacé par Robert Badinter chez Gallimard, Bettina Rheims est la nouvelle invitée d’une carte blanche du musée du Quai Branly avec le non moins célèbre historien et critique d’art Philippe Dagen. Cette unique “femme photographe de la femme”, qui depuis 1978 réinvente un modèle, ne cesse de questionner le corps pour atteindre le plus intime et le plus mystérieux. L’inextricable. Parmi ses portraits célèbres ? Madonna, Catherine Deneuve, Charlotte Rampling, Carole Bouquet et bien d’autres ! Mais ses héroïnes sont renommées aussi car elles guerroient.

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Bettina Rheims Musée du Quai Branly

37 Quai Branly, 75007, Paris www.quaibranly.fr
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Pour défendre leur liberté, elles sont Femen, transexuelles, espionnes. Dans ces photographies, la chair et l’esprit ne font qu’un. Le tout s’unit dans un travail inimaginable de couleurs et de tirages d’une qualité extrême. Et à chaque fois, Bettina Rheims construit une histoire sur une trame de fiction que lui offre le romancier Serge Bramly aussi bien dans les années 1990 avec la série Chambre Close ou en 2010 avec Rose, c’est Paris.

Dans l’Atelier Martine Aublet du musée du Quai Branly, la photographe et le commissaire de l’exposition inventent une installation où cette fois « Bettina Rheims n’invente pas des icônes mais célèbre des êtres réels, aussi réels que ceux qu’ont fait surgir les artistes d’Afrique ». Ainsi des œuvres, aux fonds presque unis, révèlent des femmes vêtues de dentelles et de peaux prenant la pose et regardant droit dans l’objectif. Face aux sculptures africaines, Bettina Rheims surfe sur la peau, entre la vie et la mort… Et toujours derrière son infinie justesse, un cri.

Bettina Rheims. Vous êtes finies, douces figures” au Musée du Quai Branly.
De 11 h à 19 h, jusqu’à 21 h les jeudi, vendredi et samedi. 10 €. Jusqu’au 3 juin.

Par La Rédaction. Crédit photos : Bettina Rheims. - Publié le

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