Horlogerie

Rolex Oyster 90 ans de performances

Première montre-bracelet étanche au monde lancée en 1926, l’Oyster de Rolex, véritable concentré d’innovation, fête cette année ses 90 ans. L’occasion de revenir un peu sur son histoire à travers les aventures humaines et sportives, mais aussi sur les avancées qui ont contribué à accroître les performances exceptionnelles et faire des montres Oyster des chronomètres superlatifs.

Hans Wilsdorf, le fondateur de la marque Rolex, avait, en 1905, une vision de l’horlogerie bien en avance sur son temps. Très tôt convaincu que la mode de porter une montre au poignet était l’avenir, il mettait tout en œuvre pour trouver une solution aux difficultés rencontrées par les premiers modèles mis sur le marché. Homme de communication, il savait quels arguments les concessionnaires horlogers allaient lui objecter. Tous, de la précision relative des calibres de petite taille à l’absence de résistance des boîtiers à la poussière et à l’humidité, devaient, dès 1926, être contournés par Rolex grâce à l’ingéniosité de son fondateur qui répétait sans cesse à ses collaborateurs techniques : « Nous devons arriver à créer un boîtier dont l’étanchéité garantisse définitivement nos mouvements de précision contre les dégâts engendrés par la poussière, la transpiration, l’eau, le chaud et le froid… » Grâce au brevet déposé en 1926 sur la mise au point d’un boîtier muni d’un ingénieux système de lunette, de fond et de couronne vissés, la montre qu’Hans Wilsdorf baptisait Oyster (huître en anglais) allait s’imposer naturellement au monde comme un concept global.

Cette invention d’un boîtier étanche à la poussière et à l’eau devait en entraîner d’autres. Si celle-ci permettait d’augmenter la robustesse des garde-temps, elle contribuait du même coup à l’amélioration sensible de la précision des instruments sur tous les champs d’opérations, de la ville à la jungle, du désert à la pleine mer. Seulement, en 1927, date de la traversée de la Manche par la nageuse Mercedes Gleitze avec au poignet l’une des premières Rolex Oyster, il fallait encore remonter quotidiennement le mécanisme pour entretenir sa marche. Et la multiplication des opérations de vissage pouvait réduire l’efficience du joint de couronne. Pour contrer ce problème, Rolex déposait en 1931 un brevet pour le remontage automatique du mouvement (dit Perpetual). Un rotor tournant sur 360°, mû par les mouvements du bras améliorait par son action de réarmement du ressort de barillet la précision et réduisait considérablement le remontage manuel de la montre et donc les manipulations de la couronne de remontoir. Conscient du potentiel de son invention, Hans Wilsdorf déclarait : « Je prophétise que l’Oyster va populariser le port des montres-bracelets auprès des hommes plus que tout ce qui a pu être accompli jusqu’ici. »

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9, place Vendôme, 75001, Paris Tel : 01 40 20 21 00 www.rolex.com
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56 Rue de Rennes, 75006, Paris Tel : 01 53 63 00 50 www.rolex.com
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Décliner l’archétype de la montre moderne

Par ses succès, en termes de précision et de robustesse, Rolex a contribué de manière significative à établir la crédibilité d’un mode de porter encore minoritaire dans les années 1930-1940. Si Hans Wilsdorf était convaincu du bien-fondé de sa vision, il rapportait, à l’occasion des 40 ans de la marque, qu’à ses débuts « les horlogers de tous les pays restaient sceptiques, prévoyant un fiasco complet pour la montre-bracelet ». Pourtant en 1945, la montre au poignet finit par s’imposer. L’Oyster connaissait une progression que le lancement, cette année-là, de l’Oyster Perpetual Datejust, avec l’affichage innovant de la date en guichet à 3 heures, allait rendre incontournable. Dix ans plus tard, très exactement, naissait la famille des références dites Professionnelles au sein du groupe des Oyster. Aboutissement du retour d’expériences des utilisateurs, ces travaux ont donné lieu à la mise au point de l’Explorer, mais aussi de la Submariner, une Oyster à l’étanchéité renforcée avec ajout d’une lunette tournante pensée pour répondre aux besoins des plongeurs. En 1955, la GMT-Master conçue pour les pilotes civils et les globe-trotters était lancée, puis Rolex proposait en 1956 l’Oyster Perpetual Day-Date, une pièce aujourd’hui mythique. Fort de sa réussite, la manufacture à la couronne dévoilait, en 1963, le fameux Cosmograph Daytona. Un succès jamais démenti depuis, dont la version présentée cette année avec lunette en Cerachrom noir en est l’accomplissement ultime. Les montres Oyster, toujours pensées dans leur ensemble, qu’il s’agisse de fonctionnalités ou d’ergonomie, sont la somme du savoir-faire de la marque et de plus de quatre cents brevets déposés à ce jour. Cette conception globale a favorisé la verticalisation de la manufacture qui maîtrise en interne l’intégralité de la fabrication des composants, y compris les plus techniques comme le spiral Parachrom, le spiral Syloxi ou encore le Cerachrom, la céramique présente sur certaines lunettes des pièces Professionnelles. Cette approche totale, où l’or Everose 18 carats, le Rolesor – combinaison d’acier 904L et d’or gris, jaune ou Everose 18 carats – n’ont pas les formulations classiques afin d’être toujours plus durables, garantit aux pièces dont la famille ne cesse de s’étoffer, de passer les années sans se démoder.

Perfection technique et précision ultime

Ainsi, les Oyster simples et éprouvées, comme les dernières nouveautés techniques au nombre desquelles il faut compter la Yacht-Master II (2007), la Sky-Dweller (quantième annuel breveté), mais aussi la Deepsea en 2008 ou la Sea-Dweller 4000 en 2014, sont toutes des pièces dont la perfection technique et la précision ultime (-2/+2 secondes par jour en montre) autorisent Rolex à les garantir internationalement sur une durée record de cinq ans. Une durée qui, mieux que tout discours, dit combien 90 ans d’une quête de la perfection sans relâche permettent d’assurer aux propriétaires de la fameuse Oyster ce qui se fait de mieux en matière de montre.

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Par Vincent Daveau. Photos : Rolex/Jean-Daniel Meyer - Publié le

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