Horlogerie

Omega À l’heure des femmes

Du 30 septembre au 15 octobre, dans les jardins de l’Hôtel de Sully, place des Vosges, Omega présente “Her Time”, rétrospective de ses créations féminines. Un magnifique voyage où s’affirment l’évolution des mœurs, l’émancipation des femmes ainsi que l’audace d’une maison qui n’a jamais cessé de les aimer.

C’est un jardin extraordinaire, un pays des merveilles. Une promenade bucolique où les Alice d’aujourd’hui n’auront pas à courir après le temps puisque des montres faites pour elles comme d’autres le furent pour leurs mère, grands-mères et aïeules, seront à portée de mains, de regards, d’admiration et d’émotion. Comme autant de preuves, dans cette bulle de nature et d’Histoire en plein Marais, que les contes de fées, si l’on plonge dans les archives des maisons choyant depuis toujours l’innovation, ne sont pas des fantasmes, des rêves de fillettes, mais des réalités tangibles. Qu’Omega présente une rétrospective, à partir de la fin septembre, de ses modèles conçus spécifiquement pour les femmes dans un lieu aussi emblématique que les jardins de l’Hôtel de Sully n’a rien d’anodin ni d’étonnant. Dans ce bâtiment construit en 1625, ont débattu des personnalités aussi ouvertes à la modernité que la marquise de Sévigné ou Voltaire. Quelle plus belle adresse que ces jardins, donc, pour installer la scénographie originale imaginée par le studio Bétak, composée de différents kiosques où trôneront les modèles phares d’Omega, ceux qui depuis la fin du XIXe siècle ont anticipé, accompagné, amplifié la révolution que fut la libération des femmes, créations adaptées à leurs goûts comme à leurs modes de vie. “Her Time” – nom de cette exposition – est donc un panorama passionnant, esthétique, historique, de la façon dont notre monde a changé. Ô Mesdames, découvrez enfin combien Omega a fait pour vous.

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"Her Time" par Omega Jardins de l’Hôtel de Sully

62 Rue Saint-Antoine, 75004, Paris www.omegawatches.com
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Grâce à la machine à remonter le temps qu’est cette exposition, une première vérité s’impose : un horloger entre les mains des hommes a su, autrefois, déposer des modèles uniques au poignet des femmes. Dans le XIXe siècle finissant, un mouvement d’expression – et de revendication parfois – collective de celles-ci se fait jour au sein des pays développés. Une occasion pour elles de trouver leur place. Forcément, l’horlogerie pour dames accompagne ce changement : tandis que jusqu’alors Omega avait produit quelques montres de poche gravées, en 1902 apparaît la première montre-bracelet féminine de la marque, avec boîtier en argent recouvert d’un motif floral. L’événement n’a rien de banal si l’on songe que regarder sa montre, pour une femme, est alors considéré comme impoli, comme le signe d’un ennui manifeste. Au moins, avec un bracelet ce geste est moins ostensible qu’en sortant une tocante de son sac. Afin de contrecarrer le qu’en-dira-t-on, la manufacture a une autre idée : proposer des montres bijoux secrètes, modèles à cadran dissimulé bien pratique pour ne pas effaroucher les adeptes des bonnes mœurs. Des conservateurs que les Années folles vont effrayer, années qui voient les androgynes coiffées à la Louise Brooks se multiplier et où la liberté de s’habiller, de penser gagne du terrain. Omega amplifie cette mutation : avec des modèles Art déco aux formes audacieuses et couleurs vives, dont le style ne prend jamais le pas – c’est la philosophie maison depuis toujours – sur les performances et la précision. Le succès aidant – entre 1894 et 1935, 35 % des mouvements avancés produits par la marque sont destinés aux modèles féminins –, la firme multiplie les créations. Que l’exposition mettra en avant à travers, notamment, un modèle de 1906 avec cadran ivoire, piste des minutes recouverte de paillettes d’or et fines aiguilles Louis XV, une montre gousset Art Nouveau de 1910 au fond d’émail bleu translucide, une pièce de 1940 rectangulaire en platine sertie de diamants et saphirs bleus…

montre omega seamaster paris capitale
Indépendance et élégance vont de pair

Omega ne produit pas que des montres bijoux destinées aux grandes soirées. Non, très tôt – autre signe d’ouverture d’esprit – la firme accompagne les femmes qui travaillent. La Médicus de 1937, facile à utiliser, d’une grande lisibilité avec son aiguille centrale des secondes, a par exemple été conçue pour s’adapter aux exigences du métier d’infirmière. Après guerre, tandis que nombre de marques mettent uniquement en avant dans leurs “réclames” la mère au foyer, Omega joue une autre carte : celle de l’élégance et de l’indépendance. Une pub de 1951 proclame en effet : « Dans toutes les facettes de leur vie, les femmes sont aussi actives, sportives et occupées que les hommes. Comme eux, elles ont besoin d’une montre de précision. » Un modèle en or rouge de 1946 va dans ce sens, puisqu’il est équipé du premier bracelet Tubogas extensible, repris plus tard par nombre de concurrents. La Ladymatic de 1955 allie à son tour sens pratique et élégance, elle qui arbore le plus petit calibre automatique au monde équipé d’un rotor. Les trouvailles ne cessent de se multiplier : la même année la montre bijou Flowers se pare d’or mauve. En 1964 apparaît la Moldavita, auréolée d’une incroyable moldavite, pierre rare formée par l’impact d’une météorite. Quant à l’Omega De Ville Jeux d’or, avec son boîtier rectangulaire et son bracelet en vagues précieuses, elle est typique des seventies.

Une succession d’audaces et d’innovations – dont celle de recourir à des personnalités porte-drapeaux, telle Cindy Crawford (ci-joint) première ambassadrice de la maison en 1995 – que les modèles actuels poursuivent. Et pour cause, quel que soit le siècle, du XIXe au XXIe, toujours Omega a été en phase avec l’évolution des goûts, des droits, de l’action, du pouvoir, des femmes. “Her Time” certes, professe cette exposition à voir sans attendre, mais surtout Our World, tant les modèles présentés comme les collections actuelles montrent que changer le monde met du temps, mais que l’horloger suisse a su aller plus vite que bien d’autres.

Omega workschop Cindy Crowforf Paris capitale
Par Thierry Billard - Publié le

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