Joaillerie

Qeelin Précieux talismans

Célébrer les noces de l’inspiration asiatique et du savoir-faire européen, Qeelin, dans chacun de ses bijoux, y parvient avec raffinement, pureté et poésie. Découverte.

Une passerelle artistique, un trait d’union esthétique, ludique et poétique entre l’Orient et l’Occident, sans verser dans les clichés ni les exubérances. Il est des projets portés par des hommes inspirés et inspirants qui donnent naissance à des maisons originales, dont le succès ne cesse de se renforcer. Dans l’univers de la joaillerie, Qeelin s’est créé un cocon à part, un écrin qui marie le meilleur des mondes. Un best des cultures étincelant et raffiné auquel, chaque saison, ses clients internationaux adhèrent et partagent dans sa boutique parisienne.

Qeelin, c’est d’abord un designer talentueux : le Chinois Dennis Chan. Et une osmose transcontinents avec le brillant entrepreneur français Guillaume Brochard. Forts de leurs compétences et visions acquises à Hong Kong, Londres ainsi que des récompenses décernées au premier, du sens des affaires et du carnet d’adresses d’ateliers émérites européens du second, tous deux ont porté Qeelin sur les fonts baptismaux voici plus de quinze ans. La philosophie de cette signature du luxe faite bijoux ? Allier le raffinement et les sources d’inspiration asiatique au savoir-faire occidental. Objectif : proposer des colliers, pendentifs, créations « traduisant les émotions en pièces contemporaines et universelles », comme l’indique l’actuel CEO Christophe Artaux. Le nec luxe ultra des deux mondes, en somme.

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Qeelin Jardin du Palais Royal

26 Galerie de Montpensier, 75001, Paris Tel : 01 49 26 96 90 www.qeelin.com
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Le tout mis en valeur par un style et un ton contemporains. L’alchimie prend vite. Présentation dès 2004 à Cannes et Paris, notamment chez Colette, mais aussi Hong Kong et différentes villes chinoises… d’emblée la mission est de porter la bonne parole sur différents territoires. « Se lancer en France, c’était montrer combien Qeelin s’envisage en joaillier international et pas exclusivement chinois », commente Christophe Artaux. Les collections correspondent à ce melting-pot des influences. « Nous avons toujours voulu un style chinois, mais sans les exagérations que certains lui prêtent, poursuit l’actuel CEO. Dennis Chan transforme et traduit les inspirations, les sens et les émotions asiatiques en dessins, modèles et valeurs universels, Qeelin les réalise avec une facture et un goût de l’épure occidentaux. » De fait, très vite Bo Bo (un panda teddy-bear craquant, dont la dernière version en céramique ornée d’or et de diamants charme), et Wulu (inspiré d’un fruit chinois) remportent les suffrages. En Asie, les boutiques se développent, les femmes craquent. Le premier espace parisien ouvre dès 2007 dans les galeries du Palais Royal. Tant et si bien que le joaillier entre dans le giron du groupe français Kering en 2012. Un gage d’expansion et la confirmation du potentiel comme de l’aura déjà acquis. En 2015, un nouveau chapitre s’ouvre : Guillaume Brochard prend du champ pour des raisons personnelles et le Français Christophe Artaux lui succède. La philosophie, elle, demeure. Cet ancien de LVMH passionné par l’Orient s’enflamme pour cette marque « playfull, ludique, un peu iconoclaste, qui ne se prend pas au sérieux, mais travaille et fabrique avec exigence. »

De cette « bouffée d’air dans le monde de la joaillerie parfois trop traditionaliste » sont nées des collections au mix de prix attrayant, mêlant bijoux accessibles et autres aux tarifs plus élevés comme ceux de la gamme Couture. La ligne Wulu, inspirée par un fruit chinois en forme de 8, qui « incarne la chance, l’énergie positive, la protection », se pare d’or, de diamants blancs. Une véritable amulette contemporaine. En or blanc et noir, incrusté de diamants aux mêmes tons, Bo Bo, avec ses airs d’ourson, de panda repensé et articulé, rappelle la tendresse de l’enfance, invite à la paix, à l’innocence.

Quant à la collection Qin Qin, elle réinvente un symbole de la culture chinoise et se fait romantique lorsque ses deux poissons empierrés aux tons glamour se lient par la bouche grâce à des aimants, baiser tendre et précieux. Colliers, pendentifs etc., dans ces gammes comme dans d’autres – la Xi Xi évoque le lion chinois, la Wang Wang traduit l’affection que l’on porte à ses animaux de compagnie – Qeelin rivalise d’imagination et de messages personnels. Et s’adresse aux femmes désireuses de porter des pièces sortant des sentiers battus, leur envoie des messages intimes, tendres. Qeelin aurait-il inventé les bijoux-doudous du temps moderne ?

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Par Thierry Billard - Publié le

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