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La Felicità Restaurant de la démesure

La Félicità, dernier projet XXL du groupe Big Mamma, se revendique comme le plus grand restaurant d’Europe avec mille places assises installées sur 4 500 m2 dont 1 000 m2 de terrasse.

Au sein de Station F, l’incubateur de Xavier Niel, La Felicità regroupe un food-market, cinq cuisines, un Biergarten, trois bars et une programmation évènementielle aussi branchée que variée. Les deux fondateurs, Victor Lugger et Tigrane Seydoux, trentenaires issus d’HEC, reviennent pour Paris Capitale sur la fulgurante ascension de Big Mamma Group.
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La Felicità Plus grand restaurant d'Europe

55, boulevard Vincent Auriol, 75013, Paris www.lafelicita.fr
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Quel bilan tirez-vous de vos ouvertures successives ? Quels sont vos nouveaux projets ?

Que c’est une aventure de dingue, qu’on a une équipe incroyable et qu’on a toujours la même excitation lorsqu’on ouvre son premier ou son septième resto. Pour l’instant nous sommes tous très concentrés sur l’ouverture de La Felicità, un lieu unique de 4 500 m2 où l’expérience est complètement différente de nos précédents restos. C’est un grand Food Market avec une riche programmation musicale et évènementielle. On est hyper heureux de s’installer dans le 13e et de proposer une expérience différente, à la sauce italienne.

La Felicità est le plus grand restaurant d’Europe. Combien de couverts prévoyez-vous d’y servir chaque jour ? En quoi se démarque-t-il de vos autres restaurants ?

C’est un lieu qui va évoluer tout au long de la semaine, avec des moments forts les soirs et les week-ends. On bosse avec Nova ou des labels indés comme Super ! sur toute la programmation musicale, avec des concerts live du jeudi au dimanche soir, de grands apéros, des brunchs musicaux le week-end, des activités kids-friendly. C’est ce lieu gigantesque qui nous permet de faire tout ça. Notamment au niveau de l’offre. À La Felicità, on a cinq cuisines – une trattoria, un grill, une pizzeria, un panificio et un pop-up food burger avec la team d’Au Cheval venue tout droit de Chicago. On a aussi trois bars dont un cocktail bar avec des Passion Spritz à 7 € et un Biergarten avec des bières faites maison et des cocktails pression de dingue à prix minis. C’est un vrai lieu de vie, de rencontre et de teuf.

Le groupe Big Mamma a-t-il un “super chef ” qui supervise les cuisines de tous les restaurants ?

Oui Ciro Cristiano est notre chef exécutif qui dirige toutes les cuisines de nos restos. Mais on a aussi une véritable équipe de chefs chez Big Mamma qui est 100 % italienne. Ce sont tous des passionnés qui élaborent en permanence de nouveaux plats, qui puisent dans leurs souvenirs d’enfance et qui y ajoutent leur “sexy touch” pour proposer des menus sans cesse renouvelés (nos cartes changent tous les mois) et qui s’éclatent en explorant tous les pans de la cuisine italienne. C’est ce qui nous motive à imaginer des restos avec pour chacun des cartes spécifiques. Ainsi, on va plus en profondeur sur la pâte fraîche à Mamma Primi ou sur la viande avec une fiorentina incroyable comme à Florence à Pink Mamma ou bien on va twister un brunch à la façon italienne au BigLove.

Les petits producteurs italiens que vous aviez sélectionnés à l’origine, sont-ils encore en mesure de vous fournir un volume suffisant de produits ?

La qualité des produits c’est notre plus beau combat au quotidien. On ne fera jamais l’impasse dessus. Alors oui, on fait beaucoup plus de couverts qu’il y a deux ans. Pour assurer les volumes, on a choisi de multiplier le nombre de petits fournisseurs. Aujourd’hui, plutôt que d’avoir un seul producteur de mozzarella, on en a trois.

Vos restaurants sont dans des quartiers tendance ou populaires. Peut-on imaginer des ouvertures dans des arrondissements chic et résidentiels comme le 16e ?

En fait, on a toujours fonctionné au coup de cœur. On a eu la chance de tomber sur des lieux avec un karma de dingue et c’est ça qui nous a donné envie de foncer pour chaque adresse. Ce n’est pas vraiment le quartier qui nous guide, mais plus le potentiel d’un lieu, l’opportunité de faire quelque chose de nouveau. Donc pourquoi pas !

Que pensez-vous des polémiques sur les queues interminables devant vos restaurants ?

[sociallocker id= »28285″]Il est hyper difficile pour nous, en tant que restaurateurs passionnés de devoir dire non faute de place à des clients qui sont venus jusqu’à nous. On comprend parfaitement la déception et on en a bien conscience. On a fait le choix de la qualité et des prix accessibles avant tout. Ce système de réservation sur place nous permet de faire perdurer cette démarche, car nous ne pourrions continuer ainsi en assumant les no-shows (retards ou annulations de résas dont souffrent beaucoup de restaurants). Si c’était le cas, nous devrions soit nous fournir en produits moins onéreux (et du coup certainement de moins bonne qualité) soit augmenter les prix à la carte, sauf que ce n’est pas notre projet. Ce système nous oblige cependant à être irréprochables et à offrir un moment d’exception, à notre manière, à nos clients. On conseille aux personnes de venir tôt, quelques minutes avant le début du service pour maximiser les chances d’avoir une place. Si ce n’est pas possible d’être installés au premier service, les hôtesses vous inscrivent sur la liste pour une table un peu plus tard. Une bonne excuse pour commencer par un apéro entre potes avant le dîner.[/sociallocker]

Par Manuel Mariani. Crédit photos : Joann Pai & Jérôme Galland. - Publié le

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