Bien-être

La beauté à domicile En un seul clic !

Alors que l’on parle d’uberisation de l’économie, la beauté se commande désormais du bout des doigts sur Internet ou via des applications sur smartphone. De jeunes sociétés proposent ainsi aux Parisiennes des prestations aussi qualitatives qu’en instituts avec en prime la rapidité – en moins de deux heures, un professionnel est chez vous !

« Nous avions besoin d’un service beauté adapté à l’agenda : ouvert soit tôt le matin soit tard le soir, le week-end, le dimanche, et que l’on puisse réserver hyper facilement depuis son mobile. » Ce constat sans appel est celui de Morgane L’hostis, 25 ans, co-fondatrice avec Charles Bérenguer, 29 ans, de Popmyday, site Internet et application mobile permettant de prendre rendez-vous avec des professionnels de la beauté, partout à Paris, (quasiment) à tout moment. Son diplôme d’HEC en poche, après un passage au sein de la société Airbnb et une étude des différents services de réservations en ligne jusqu’alors proposés, la jeune femme réalise que le secteur de la beauté peut lui aussi s’ouvrir à de nouveaux horizons virtuels. Fin 2014, elle fonde donc sa société avec un associé ingénieur en informatique, et offre aux habitants de la capitale et de sa proche banlieue, la possibilité de commander 7 jours sur 7, de 7 h à 22 h, une prestation de manucure, de coiffure, de maquillage et même de yoga ou de fitness, délivrée à domicile pour des prix allant de 34 euros (pour une manucure ou un brushing classiques) à 99 euros (pour une coiffure sophistiquée ou un maquillage de gala). La révolution numérique est en marche pour le secteur de la beauté qui devient désormais ultra-connecté : aux côtés de Popmyday, plusieurs sociétés de réservation en ligne pour des prestations à domicile se développent, affichant chacune leurs différences et leurs expertises. L’année 2015 aura ainsi été riche en lancements : My M.E.C (pour Maquillage, Esthétique, Coiffure), inauguré en janvier par Nikita Lespinasse et Julie Madar ; Ma Coquetterie, lancé en février par Adia Danso et Iris Routier ; Simone, présentée en mai par Caroline Gentien et Florence Lapierre ; mais aussi Mon Beau Miroir, BeCult et ManiCult, Yoobo.

Alors, si chaque site affiche une identité visuelle spécifique, un ton bien à soi et une équipe de prestataires triés sur le volet, le mot d’ordre pour tous est le même : permettre aux clientes d’optimiser leurs moments off, de ne pas passer leur samedi à courir les instituts, en bref, ne pas rogner sur le sacro-saint temps libre ! « C’est en prenant un jour un Uber que je me suis dit qu’il serait génial d’avoir une application permettant de réserver une manucure en ligne et faire venir quelqu’un chez soi, raconte Florence Lapierre, co-fondatrice de Simone. Nous avons donc eu envie de créer un service qui rallierait toutes les femmes qui nous ressemblent : des mamans, des femmes ultra-dynamiques, des trentenaires ou quadragénaires qui ont des to-do lists longues comme le bras et ne veulent pas pour autant renoncer à leur pause beauté. » La promesse de Simone. ? Envoyer sa trentaine de manucures aux quatre coins de Paris pour répondre en quasi instantané aux demandes des clientes (comptez au minimum 2 heures après la prise de commande, à moins de cliquer sur “SOS Simone” en cas d’extrême urgence !), et devenir ainsi « la meilleure amie des clientes », selon sa fondatrice. Si la flexibilité et la disponibilité des prestataires sont évidemment une donnée majeure du succès de chaque société, les soins prodigués et les produits utilisés par les esthéticiennes doivent eux aussi répondre aux attentes des utilisatrices, soucieuses de bénéficier d’un service au moins aussi qualitatif qu’en institut. Pour se distinguer de son concurrent, chacun y va donc de son partenariat exclusif avec une marque de cosmétique (Kure Bazaar chez Simone, Essie Professionnal chez ManiCult, Pachamamaï chez My M.E.C), et assure une prestation “brandée”, c’est-à-dire suivant à la lettre une charte de qualité précise et propre à chaque marque, pour un service homogénéisé assuré par des prestataires sélectionnés avec beaucoup d’exigence.

popmyday-estheticienne-domicile-application-paris-magazine

Chez Popmyday, les 150 Popartists, répondant aux commandes émanant des quatre départements desservis par le site (le 75, le 92, le 93 et le 94), sont ainsi retenus après plusieurs séries de tests vérifiant «leur savoir-faire, leur technique et leur équipement, pour que l’expérience à domicile soit au même niveau qu’en institut, assure Morgane L’Hostis. Sans oublier le sens du service client car, à domicile, on se retrouve vraiment dans un petit cocon privilégié où le savoir être est hyper important.» Ainsi, quels que soient le prestataire envoyé et l’endroit où il est appelé (à domicile, à l’hôtel, au bureau), le service, la présentation, les produits doivent être similaires. «C’est nous qui choisissons les produits que les esthéticiennes vont utiliser, témoigne Maxime Fauché de Dumas, 28 ans, fondatrice de ManiCult, application qui se distingue par ses manucures proposées uniquement en entreprise. On essaye d’être une marque, que l’expérience soit homogène.» Et il faut croire que cela fonctionne : depuis son lancement en janvier 2014, ManiCult et sa trentaine de manucures sont intervenus dans une centaine de sociétés parisiennes, revenant même toutes les semaines dans certains cabinets d’avocats. En 15 ou 30 minutes, pour 15 à 36 euros, après que l’entreprise ait donné son accord et mis une salle à disposition, les ManiCult artists soignent donc les mains des employées ayant passé commande, sans que ceux-ci n’aient à s’absenter du bureau. Selon Maxime Fauché de Dumas, tout le monde y trouverait son compte : la salariée qui n’a plus à courir lors de sa pause déjeuner au nail-bar du quartier et l’entreprise qui, en acceptant la présence de Manicult sur le temps de pause, participe au bien-être de ses employées et donc à leur productivité. Un bien-être renforcé par l’assurance de savoir son apparence constamment soignée, donnée non négligeable en entreprise, sur laquelle s’accordent Rose, 50 ans, et Hedwige, 38 ans, respectivement clientes régulières de Popmyday et Simone. Alors que la première déclare ainsi utiliser l’application « au minimum une fois tous les 15 jours et davantage en cas de besoin ponctuel de représentation professionnelle », la seconde avoue que faire appel à Simone toutes les trois semaines, lui permet désormais d’avoir « tout le temps des mains impeccables : un plus pour [sa] présentation dans la vie professionnelle ». Et Rose de conclure : «Popmyday a changé mon rapport à la beauté qui n’est plus vécu comme une contrainte, mais comme un véritable moment de détente sans stress.»

Simone-maquillage-coiffure-manucure-domicile-paris-application-magazine
Par Solenn Cosotti - Publié le

Vous aimerez sûrement les articles suivants…

Rejoignez-nous sur Instagram Suivre @ParisCapitale