Evénement

Airbourne « Boneshaker » recrée la magie d'AC/DC

Sachant que les vétérans rock australien d’AC/DC tireront tôt ou tard leur révérence, ce quatuor assure déjà la relève : même grosses guitares hard rock, même son gras et bluesy 70’s, même voix rocailleuse, poussée dans les aigus, Aibourne perpétue la tradition du pub rock australien comme Rose Tatoo, Angels et AC/DC avant eux.

La musique organique du quatuor de Melbourne prend solidement appui sur le blues, le boogie et le rock’nd roll. Et pour les avoir vu à la Cigale le 19 octobre, ce combo de déjantés fait vraiment figure d’ovni dans le paysage audio actuel. Les Airbourne représentent une musique sale, une musique pour aficionados aux cheveux longs et à l’utopie hippie. Ici, les guitares sont nerveuses sur les couplets et finissent en mur du son pour mieux appuyer les couplets. Comme au bon vieux temps, le tout est entrecoupé de longs solos stridents sous acides . La folie électrique règne partout : les riffs cisaillent les mélodies, et derrière, on assiste à un enchevêtrement de basses qui pilonnent et de roulement de batteries en veux-tu, en voilà. Cela faisait longtemps aussi que l’on avait pas entendu ce mélange de force et de lyrisme dans les voix. On peut trouver chez ces australiens, l’émotion et la sincérité d’AC/DC doublé de l’arrogance des Stooges. Sur ce sixième album studio, un chanteur sublime les parties vocales dans la lignée d’un Bon Scott puissance 1000. Joel O’Keeffe (chant, guitare) possède ce timbre puissant et lyrique, proche de Bon Scott avec cette particularité de monter haut, très haut dans les aiguës. Avec ses cordes vocales de stentor, il vous attrape les tripes, vous mord à pleine dent et ne vous lâche plus. Derrière les fûts, son frère Ryan O’Keeffe martèle,  pied au plancher, sans quasi temps mort. Aux côtés des deux frères, un duo de choc. Harri Harrison (guitare) et Justin Street (basse) délivrent des assises rock puissantes, gonflent les titres de chœurs efficaces pour faire de l’ensemble cette grosse cylindrée lancée à tombeau ouvert sur l’autoroute du rock. « Boneshaker » offre 10 morceaux serrés qui se fondent en un album compact rempli de riffs de guitares heavy blues et d’amplis saturés comme en faisait AC/DC dans les 70’s. Les titres s’enchaînent les uns aux autres, puissants, électriques, à commencer par ce riff surprenant « Boneshaker » en introduction. Ici tout est mené tambour battant avec des mélodies plus tubesques les unes que les autres. On retiendra de bonnes surprises parmi lesquelles « Burnout The Nitro » dans une veine très « High Voltage » , d’autres menés tambour battant « Blood In The Water« , « Sex To Go », « et d’autres prêts à enflammer les foules « This Is Our City,  Backseat Boogie ». Si vous aimez AC/DC , vous ne serez pas déçu car du premier au dernier titre, l’album est calibré sur le même model :  « No bullshit, no ballads ».  A consommer sans modération.

Par Jean-Christophe Mary. - Publié le

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