Evénement

Bryan Ferry Live at the Royal Albert Hall

Dès les années 70, Brian Ferry s’est affirmé d’abord au sein de Roxy Music puis en solo comme l’un des auteurs compositeurs les plus raffinés de la pop britannique. Quarante cinq plus tard, le label BMG exhume des archives du chanteur, ce live au enregistré au Royal Albert Hall dont la setlist repose sur les deux premiers albums solos du chanteur.

Dans ce live, condensé de « These Foolish Things « (1973) suivi d’ »Another Time, Another Place » (1974) à travers lesquels le crooner rend hommage à ses héros de jeunesse,  on découvre un florilège de tubes Motown des années 30, 40 et 50 ainsi que des titres rock qui l’ont inspiré à l’adolescence. Des chansons qui nous nous renvoient à l’âge d’or du rock’n’roll et la soul noire américaine. D’entrée la reprise du « Sympathy for the Devil » des Rolling Sones affiche une belle puissance de frappe avec cette tournerie basse batterie implacable que l’on retrouve tout au long du set. Idem pour ce « Baby I Don’t Care » rock endiablé ou ce « The ‘In’ Crowd » aux accords de guitare qui claquent avec derrière cette  basse vrombissante qui remplit tout l’espace. « I Love How You Love Me » développe une tournerie rythmique entêtante d’un autre genre avec une belle évolution sur le pont musical avec ce piano qui donne ce côté romantique avec cette montée en puissance du saxophone. Et puis il y a «Don’t worry baby » des Beach Boys , morceau envoûtant à souhait, chargé d’émotion, avec cet alliage de la voix lead et des choeurs, à vous coller des frissons. Si la liste des titres inclue de grands succès tels « A Hard Rain’s A-Gonna Fall » de Bob Dylan,  une version swingante, très personnelle deu« Smoke Gets in Your Eyes » des Platters ou « You Won’t See Me  » des Beatles, on trouve aussi deux titres originaux: l’incandescent « Another Time, Another Place » et le piano voix « A Really Good Time ». Tout au long de cet album racé et séduisant, Bryan Ferry nous plonge dans l’effervescence d’une R&B d’une autre époque. Les arrangements de cuivres, les chœurs et le groupe qui joue soudé derrière, tout ça nous entraine dans une certaine saveur rétro romantique avec de réels instants de folie où les guitares dérapent vite en improvisations folles pour finir en feu d’artifice sonore. Depuis les débuts, Bryan Ferry a toujours fait partie de ces alchimistes sonores qui vous ensorcellent, vous emmènent toujours plus loin vers des contrées musicales aux paysages fantasmagoriques où l’imaginaire de chacun peut vagabonder au gré de ses humeurs et de son rythme. Une musique moderne, puissante et vibrante ouverte sur le monde. Du grand art.

Par Jean-Christophe Mary - Publié le

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