Evénement

« Dixie Blur » le nouvel album de Jonathan Wilson

« Dixie Blur » : le nouveau Jonathan Wilson est déjà un classique du country folk américain !

Après avoir exploré le pop rock psychédélique, Jonathan Wilson renoue avec ses racines de la Caroline du Nord avec cet album aux sonorités country et bluegrass.

Au fil du temps et des albums, le californien se révèle comme l’un des auteurs folk les plus talentueux de ces 20 dernières années. Du rock psyché à la soul, de la country au bluegrass. Jonathan Wilson peut tout chanter. La poésie de ce formidable musicien arrangeur est taillée dans la même veine que celle des artistes des 60’s et des 70’s, les Neil Young, Crosby, Stills & Nash ou The Band. Comme eux, Jonathan Wilson est doté d’une voix aérienne, puissante dont l’écriture sensible fonctionne aussi bien aux images qu’aux sensations. Après deux albums pop rock psychédéliques « Fanfare » et « Rare Birds », Wilson se replonge les racines de son enfance pour un album aux sonorités country et bluegrass. Le son riche et atmosphérique country-country de cet album a fait des comparaisons avec Neil Young. Epaulé le producteur Pat Sansone,  Jonathan Wilson s’est enfermé au Sound Emporium Studio avec Mark O’Connor (violon), Kenny Vaughn (guitare), Dennis Crouch (basse), Russ Pahl (pedal steel), Jim Hoke (harmonica), Jon Radford (batterie), Drew Erickson (claviers).  Le résultat est une fois de plus surprenant. Dès « Just For Love » notre attention est focalisée sur la flûte, ce piano discret ou cette basse qui ondule au dessus de sa voix venue des cieux. « 69 corvette » nous offre un paysage sonore serin où dominent piano et guitare acoustique renforcé par un violon apaisant. Ici on jurerait entendre un nouveau titre Kansas. Le son connoté  70’s de « New Home » donne l’impression de découvrir un nouveau talent qui ressemblerait à un jeune Neil Young. Les harmonies vous ramènent aux années soixante-dix et vous amènent à l’ambiance américaine avec cette pedal steel qui se fond au mellotron. « So Alive » est une agréable ballade bluegrass racée rehaussée d’un violon tourbillonnant tandis que la descente harmonique de « Platform » remets elle au goût du jour la beauté chatoyante du « Everybody’s Talkin » d’Harry Nilsson. Ballade rock mid-tempo, « Oh Girl » semble elle aussi toute droit sortie des années 60/70 avec ces envolées de voix, cette guitare psychédélique enroulée dans un superbe son technicolor qui rappelle Graham Nash. Comment rester insensible face à ce « In Heaven Making Love » ballade électrique country rock hillbilly chaloupée au refrain catchy. Gimmick de guitare obsédant et chœurs ouverts vers les cieux, « Enemies » est un titre rock particulièrement habité dans la veine de Bruce Springteen ou Tom Petty. En conclusion, la grande réussite de cet album est d’avoir su trouver le juste équilibre entre montées violente d’adrénaline et moment d’accalmie. L’équilibre des arrangements entre la voix et les instruments approchent souvent une certaine grâce et valorisent les titres au maximum. Il est difficile de dire si ce sont les compositions ou le chant qui retiennent le plus l’attention. Peut-être est-ce tout simplement la combinaison des deux. Maintenant croisons les doigts pour que le concert initialement prévu le 29 mars à la Maroquinerie puisse être reporter en 2020. « Dixie Blur » le mérite vraiment.

Par Jean-Christophe Mary - Publié le

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