Evénement

Flavia Coelho « DNA » : un savoureux cocktail de bossa brésilienne, hip-hop, cumbia et reggae.

Mélodies ciselées, voix dynamique pleine de grâce, Flavia Coelho a trouvé le ton juste entre bossa brésilienne, trap rap, reggae et dub dansant.

Sur son quatrième album, Flavia Flavia Coelho, ravissante quadra à la crinière sauvage, déploie un bel éventail de ses capacités vocales sur des paroles en portugais. Soit douze titres originaux qui lui permettent d’exprimer une large palette de sentiments, de la joie à la mélancolie, en passant par la colère. Pour dénoncer l’arrivée de Jair Bolsonaro au pouvoir et faire écho des discriminations envers les femmes, les homosexuels et les minorités, Flavia Coelho se sert habilement de ses chansons comme d’une tribune. Cela donne une musique aussi colorée que ses cheveux blonds bouclés, un sang mêlé de forró, de trap rap, de reggae et de dub, aussi métissé que ses tatouages. On retrouve ici toute la flamboyance, toute la chaleur des musiques brésiliennes sur fond groove cadencé comme ce « De Novo De Novo » sorte de mix de cumbia et de dub ensoleillé, ce « Cidade Perdida » qu’on dirait extrait d’un album de musique urbaine avec ces voix hip hop, cette boite à rythme saccadée et ces « Ouh ouh ouh ouh » marque de fabrique du « trap rap« . La fièvre monte d’un cran avec « Billy Django » sorte de super héros (clin d’œil au Django Unchained de Quentin Tarantino,) et son mix de musiques africaines caribéennes, un titre particulièrement addictif avec ces chœurs entêtants, cette rythmique ensorceleuse qui nous invite à rejoindre le dancefloor. Des titres dansants, on en trouve partout certes, mais aussi des titres politiques, engagés. Si « Nosso Amor » évoque la stigmatisation des minorités sexuelles, « Cidade Perdida » aborde lui la corruption qui gangrène la banlieue de Rio de Janeiro d’où la belle est originaire. Véritable tube en puissance, « Vem Chamegar » est une chanson mélancolique au refrain catchy, une chanson qui vous attrape et ne vous lâche plus. Et le reste est du même calibre. La diva se livre sur des chansons sensibles exquises, tout en apesanteur, des compositions pleines de fraîcheur et de vitalité latine comme ce « DNA » qui rappelle un peu Manu Chao. Saluons donc la sortie des ces titres accrocheurs et festifs dopé par moments de petits brin de folie et autres belles envolées lyriques. Maintenant, on a hâte de voir si ce bel équilibre tient aussi bien la route en live que sur disque. Alors croisons les doigts pour que l’Olympia, annoncé le 15 octobre et la tournée prévue dans la foulée, soient maintenus cet automne.

 

Voici des liens pour écouter DNA, Billy Django et Cidade Perdida :

https://www.youtube.com/watch?v=jpwYBFTGNyI
https://www.youtube.com/watch?v=aDgmwlSDdUo
https://youtu.be/IDKCyf643v8

flavia-coelho-dna-album
Par Jean-Christophe Mary - Publié le

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