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Francis Cabrel, Les Folies Bergère Le troubadour reprend la route !

La Corrida, La robe et l’échelle, Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai, Petite Marie, Je l'aime à mourir, Encore et encore, Sarbacane… Plus qu'une référence, le nom de Cabrel est synonyme de label de qualité. En raison de la pandémie de la COVID-19, ces six soirées aux Folies Bergère avaient du être reportées à deux reprises en 2020. Les fans étaient donc ravis hier soir de pouvoir applaudir Francis Cabrel en concert.

19h30. Accueil du public se fait avec le protocole sanitaire exigé par les équipes des Folies Bergère aussi accueillantes que bienveillantes. L’organisation du placement en salle s’avère drastique sérieux. Ici es hôtesses ne plaisantent pas quand il s’agit d’assurer un protocole sanitaire compliqué. Le directeur Fréderic Jérôme y a beaucoup travaillé afin de recevoir les spectateurs en toute sérénité.

20h15. Les lumières se tamisent derrière un immense écran blanc quand Francis Cabrel entre sur scène, entouré de quatre musiciens et de trois choristes. Le chanteur lève ses bras, s’approche du micro et s’adresse au public d’un sourire amusé : « On a déjà reporté deux fois, je crois bien que cette fois ci, c’est la bonne ». Il entonne « Peuple des fontaines » issu de son dernier album « À l’aube revenant » marquant la première surprise de la soirée. Car ce show est bien sûr construit autour du dernier album sorti en 2020. Francis Cabrel n’avait chanté aucun de ces titres en live pour les raisons que l’on connait. Il enchaîne ensuite avec « Jusqu’aux pôles » titre engagé et préventif fait pour sensibiliser au réchauffement climatique. Francis Cabrel, jean gris foncé, chemise bleu, séduit le public avec une sublime version de « Sarbacane » sur des arrangements blues cajun des bayous du meilleur effet.

Les Folies Bergère

32 Rue Richer, 75009 Paris Tel : 01 44 79 98 60 www.foliesbergere.com/
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L’homme change de guitare acoustique pour « Leila et les chasseurs » et « Je l’aime à mourir » qui nous collent littéralement des frissons. Dans la salle, l’ambiance est aussi chaleureuse que bonne enfant. Le chanteur lance au publique : « Je vais vous livrer les premiers 4 vers d’un texte sur mon enfance, que que je n’ai jamais su terminer puis enchaîne sur « Te ressembler » titre émouvant, aux ambiances latines en hommage à son père disparu à 56 ans. Cabrel passe en revue les chansons du dernier album parmi lesquelles « Ode à l’amour courtois, Rockstars du Moyen, Les bougies fondues, Difficile à croire, À l’aube revenant » entre lesquelles, il glisse quelques glorieux morceaux du passé « Ma place dans le trafic, Les Murs de Poussières, Petite Marie » et une version musclée du tube « Encore et encore ». Le vétéran de pop folk se détend et plaisante en nous vantant ses talents de danseurs. Puis, il nous offre de nouveaux cadeaux en interprétant « La robe et l’échelle », « Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai » et « La corrida » qui recueillent la faveur du public debout. Francis Cabrel n’omet pas de livrer une jolie version de « Le chêne liège », symbolisé en fond de scène par ce chêne multicolore qui scintille aux couleurs automnales. Francis a enchaîné les raretés mais n’a pas oublié ses classiques durant ce concert de 2h et 23 titres. Résultat : un tour de chant épatant lors duquel il étonne encore. La voix est fragile en début de show, puis s’éclaircit et devient puissante comme par magie. Sur le premier rappel, on aura droit à un final des plus élégants avec « Mademoiselle le mystère », « Les beaux moments sont trop courts » et une version swingante de La dame de Haute-Savoie qui mets tout le monde d’accord. Le concert s’achève sur deux reprises « Rosie » (Jackson Browne) et « Madame n’aime pas » (J.J. Cale). Ce soir si les chemins du folk-rock et de la chanson française se sont croisés plus d’une fois, jamais le mélange des genres n’a été aussi fluide et populaire que chez lui. Sûrement l’un des de nos meilleurs auteur compositeur. Toute catégorie confondue. Quarante cinq ans que ça dure…

Un immense merci à Fréderic Jérôme et ses équipes pour cette belle soirée qui a permis au public des Folies Bergere de goûter à nouveau à la vie d’avant.  

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Par Jean-Christophe Mary - Publié le

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