Evénement

James Taylor « American Standard » : une collection de reprises envoutantes !  

Ce n’est un secret pour personne, James Taylor appartient au cercle très fermé des grands auteurs folk rock 70’s. Une fois n’est pas coutume ce nouvel album ne regroupe pas des titres originaux mais des reprises de chansons intemporelles de la culture américaine des années 20, 3 et, 40.

 

Dans les 70’s, James Taylor est devenu une icône de la chanson pop américaine. Au fil de ballades intimistes, il su incarné un certain romantisme folk, être aussi une figure de la rédemption après avoir surmonté l’épreuve de l’addiction aux drogues dures et les séjours en hôpital psychiatrique. Mais aujourd’hui qui s’ intéresse aux nouveaux titres de James  Taylor ? Alors plutôt que d’écrire de nouveaux titres, le songwriter s’est penché sur les grandes chansons du XXème siècle, se les ait rapproprié pour en faire de nouveaux titres…. comme si c’était les siens. Voilà la prouesse artistique que James Taylor vient de réaliser avec « American Standard« .

L’exercice n’est pas nouveau Linda Ronstadt, Carly Simon, Bob Dylan ou Johnny Cash s’y étaient déjà essayés avec un certain succès. Entouré de Steve Gadd (batterie), Luis Conte (percussions), John Pizzarelli (guitare), Jerry Douglas (lap steel, dobro), le héros folk des 70’s insuffle non seulement de nouveaux sons, mais aussi un sens nouveau à ces grandes chansons intemporelles. Ces « covers » aux orchestrations simples et authentiques qui mettent naturellement en valeur la capacité vocale chaleureuse et unique et la musicalité de James Taylor. Dès le premier titre, « My Blue Heaven« , classique du Broadway de la fin des années 20, on retrouve la douce magie folk de l’homme à travers cette mélodie légèrement modifiée pour l’occasion. Sur « Moon River » tiré du film « Breakfast At Tiffany’s » oscar puis grammy awards de la meilleure chanson de l’année en 1962, la voix douce de Taylor rend la composition encore plus poignante. Sur « Teach Me Tonight » standard du jazz repris en autre par Stevie Wonder, Al Jarreau puis retouché par Franck Sinatra ou « As Easy as Rolling Off a Log » tiré du film « Over the Goal » sorti 1937, le chanteur fait preuve la encore d’une grande délicatesse d’interprétation.

Souvent en retrait, le piano laisse largement place à l’entrelacement des guitares acoustiques comme le témoigne le soyeux « Almost Like Being in Love ». Sur « It’s Only a Paper Moon » on retrouve ce sentiment de familiarité agréable, la marque de fabrique de James Taylor, qui fait qu’on oublie complètement que cette chanson a été écrite en 1933 Harold Arlen et Billy Rose. Et c’est comme ça sur les 14 titres qui s’écoutent agréablement et passent de climats piano voix, aux rythmiques pop, folk, aux orchestrations swing jazz très réussies. Par bonheur, ces titres orignaux respirent une certaine fraîcheur et nous renvoient à l’essence même des années 60 et 70. Mentions particulières pour ces versions poignante de « Ol’ Man River » tiré de « Showboat » un des grands classique de la comédie musicale de Jérome Kern et Oscar Hammerstein Junior II qui fût donné au théâtre du Châtelet en 2010.

En redécouvrant l’histoire de la chanson américaine avant guerre, on jurerait c’est une partie de l’œuvre originale de James Taylor qui défile là entre nos oreilles.

Fortement recommandé.

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Par Jean-Christophe Mary - Publié le

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