Parfums

Un rêve de diamants signé Dior

Dans un geste rare où l’excellence joaillière rencontre la poésie du parfum, Dior dévoile J’adore Diamonds of Dreams, une création façonnée en seulement cinq exemplaires dans le monde, où un diamant taillé en briolette semble suspendu dans une goutte de verre immaculée. Une prouesse technique et artistique qui dialogue avec la renaissance olfactive de J’adore orchestrée par Francis Kurkdjian, offrant au mythe une sensualité d’or pur.

Il y a des créations que l’on contemple en silence, comme pour ne pas briser la fragilité d’un instant. J’adore Diamonds of Dreams fait partie de ces rares objets que l’on approche avec retenue, tant ils semblent faits d’apesanteur et de lumière plus que de matière. Dior parle d’« édition d’exception ». L’expression est faible. Produite en seulement cinq pièces dans le monde, cette amphore s’adresse à une poignée de collectionneurs et amateurs d’objets d’art. Elle appartient à ces œuvres qui se transmettent, se révèlent, se murmurent.

Devant elle, le regard s’arrête. La silhouette d’une amphore, devenue icône depuis des décennies, s’élance vers une perle de verre d’une limpidité absolue. C’est là, dans ce cœur cristallin, que repose l’impossible : un diamant taillé en briolette, flottant littéralement. Sans monture, sans griffes, sans structure visible. Juste un éclat en lévitation, comme un souffle de lumière encapsulé dans une goutte d’éternité. Pour atteindre cette prouesse qu’aucun autre flacon n’a encore osée, Dior a fait dialoguer le verre soufflé et les techniques les plus avancées de la joaillerie contemporaine.

On imagine aisément l’atelier : la chaleur du four, la précision du geste, la patience infinie. Pour accueillir ce diamant de 2,2 carats et ses 231 facettes, les artisans ont dû travailler par strates successives : une première couche de verre en fusion enveloppe délicatement la pierre, puis une seconde, puis une troisième, chacune polie à la main, à la flamme, jusqu’à disparaître dans une transparence parfaite. Le diamant de synthèse, choisi pour sa résistance aux procédés extrêmes, devient alors une étoile captive, immobile, et pourtant vibrante et libre, comme si la gravité n’avait plus prise.

La coiffe, elle aussi, raconte une histoire spectaculaire. Dior y rend hommage au collier mythique créé par John Galliano et repris par Maria Grazia Chiuri, cette pièce sculpturale qui enlace le cou des femmes comme une vague d’or. Ici, elle devient couronne. Fines perles de laiton plaqué or 18 carats, lignes verticales pures, plus de 100 diamants sertis avec une précision absolue. Chaque pierre ajoute une vibration supplémentaire à l’ensemble, portant à 5 carats l’éclat total de cette sculpture précieuse. Rien n’est ostentatoire ; tout est somptueux. L’amphore J’adore se mue en un talisman d’or et de lumière, une présence qui semble presque respirer.

Un flacon, même le plus extraordinaire du monde, n’a de sens que s’il abrite un parfum à sa hauteur. Et Dior a confié sa création à Francis Kurkdjian, dont la signature olfactive se reconnaît à son épure puissante et contemporaine.

En arrivant chez Dior, il s’est trouvé face au monument J’adore. « J’adore ne sent pas toutes les fleurs, dit-il. Il est la sensation même d’une fleur unique. » À partir de ce mystère, il a entrepris un travail d’orfèvre : en retirer tout le superflu pour ne garder que l’or. Le résultat s’appelle L’Or de J’adore, une réécriture radicale, précise, essentielle.

Le diamant placé en suspension est entouré successivement et progressivement de plusieurs couches de verre en fusion. À chaque passage, la nouvelle épaisseur de verre est travaillée jusqu’à ce que l’on obtienne une perle de verre parfaite, qui est polie en dernière instance à la main et à la flamme.

Une technique aussi précise qu’experte qui permet d’accueillir le diamant sans l’abîmer tout en gardant une transparence sans défauts et une brillance parfaite.

Dans son approche, Francis Kurkdjian “taille” les fleurs comme un sculpteur taille la pierre. Il réduit la formule, resserre le bouquet, magnifie les notes choisies. Le jasmin devient plus solaire, la rose, plus charnue, les fleurs blanches, plus rondes, presque liquides. « Je voulais passer de l’aura de J’adore à l’or de J’adore », confie-t-il. Et c’est exactement ce que l’on ressent : une matière chaude, suave, enveloppante, striée de reflets dorés comme un bijou vivant. Le parfum n’est plus une succession de notes, mais un geste : direct, généreux, immédiat. Le sillage est ample, noble, presque charnel – on a l’impression de glisser un doigt sur la rondeur d’un pétale baigné de soleil. L’amphore accompagne cette métamorphose. Le collier d’or emblématique abandonne sa rigueur pour une ondulation plus organique, plus douce, comme s’il se souvenait des fleurs suaves qu’il protège. Le verre gagne en rondeur, la perle posée au sommet, en légèreté. Lorsque Diamonds of Dreams rencontre L’Or de J’adore, le miracle devient double. Le flacon le plus exceptionnel jamais créé par Dior, une sculpture de verre, d’or et de diamants, s’unit au parfum le plus concentré, le plus pur, le plus essentiel de la collection. Ensemble, ils incarnent une vision absolue de la féminité. Celle d’une femme qui ne se contente pas d’être admirée : elle rayonne.

Dans un monde saturé d’objets éphémères, Dior rappelle, avec cette création d’exception, que certaines œuvres sont faites pour traverser le temps. Cinq pièces seulement. Cinq éclats d’or et de lumière. Cinq apparitions destinées à celles et ceux qui ne collectionnent pas des flacons, mais des instants de grâce. Et, dans celui-ci, J’adore ne devient pas seulement un parfum ou un bijou : il devient un rêve qui a pris forme, un rêve que l’on peut tenir entre ses mains.

 

J’adore Diamonds of Dreams: www.dior.com

Respecter la tradition et oser l’insolence

Par David Slama - Publié le

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