Hanaa, l’Algérie contemporaine s’invite à table
Hanaa fait partie de ces adresses que l’on découvre par le bouche-à-oreille. Une table algérienne imaginée par le chef Mahdi Abid, le décorateur Yassine Menacere et la directrice artistique Dorianne Menacere. Leur idée : raconter l’Algérie autrement avec une approche actuelle, sans folklore.
L’ambiance donne le ton. Couleurs terre cuite, arches arrondies et matières brutes composent un décor apaisant inspiré des paysages méditerranéens. Les tables se remplissent d’une clientèle mêlant habitants du quartier et Parisiens curieux, venus partager un dîner qui s’étire volontiers tard dans la soirée. Lors de notre passage, la petite salle côté rue s’est révélée la plus agréable pour dîner dans une atmosphère feutrée, la salle du fond étant ce soir-là un peu trop éclairée. La playlist, d’inspiration habibi funk, recèle des pépites sonores comme ces reprises de Pink Floyd ou de James Brown en version arabe ou darija.
En cuisine, Mahdi Abid revient aux fondamentaux de la gastronomie algérienne en les présentant dans une version bistronomique.
La carte circule entre classiques et spécialités : boureks croustillants (et pas gras du tout) avec une crème citron-menthe et aubergines grillées à la chermoula ouvrent le repas. Puis arrivent les plats typiques, comme l’exemplaire rechta algéroise aux fines pâtes et bouillon parfumé à la cannelle ou le couscous décliné à l’agneau au bouillon bien sapide.
Les desserts prolongent le voyage avec le baghrir aux fruits de saison ou un mehalbi constantinois à la fleur d’oranger. À noter : ici, pas de vin ni d’alcool. Une occasion parfaite pour tenter le dîner détox sans trop de frustration grâce à une carte de cocktails et boissons sans alcool. Et bien sûr, impossible de repartir sans un verre de thé à la menthe. Hanaa, une adresse qui raconte une autre facette de la gastronomie algérienne.
Informations pratiques:
- 19 h à 00 h
- Fermé dimanche
- Prix moyen : 35 €
Vous aimerez sûrement les articles suivants…

