Mode

Chanel haute couture Une explosion de boutons et de fleurs

 

Et sous la voûte du Grand Palais… un jardin à la française que n’auraient pas renié les jardiniers de Versailles : buis taillés, sentiers géométriques, pelouse en gazon véritable ; des milliers de roses sur des treillages le tout ponctué de magnifiques fontaines… Pourquoi ce retour vers un passé lointain ? « Parce que je suis très franchouillard », répond Karl Lagerfeld réjoui et… barbu. Mais le passé n’est pas son moteur, même s’il sait apprécier les techniques ancestrales perpétuées par les ateliers. Certains manteaux pourraient, à la rigueur, rappeler quelques anciennes robes à panier, mais rien de plus.

Lors de ce défilé haute couture Chanel 2018, les tailleurs en tweed ouvrent toujours la séquence, même s’ils flirtent avec des roses et des verts inhabituels. Ils sont suivis d’une longue série de jupes en pétales de mousseline, de chemisiers arachnéens soulignés de sages ceintures et de robes ensoleillées, longueur cheville qui ne sont pas sans évoquer la Grace Kelly des fiançailles monégasques. Puis viennent des pièces très fortes : tuniques composées de micro-fleurs, mélange de minuscules boutons fantaisie, une renversante robe colonne noire et argentée et des combinaisons métallisées semi-argentées.

Quant à la petite robe noire, elle mérite le détour. Ici, revisitée, en cascade de tulle transparent. Voilette résille surmontée d’orchidées ou de pivoines, bottines à talon en plexiglass… Si Karl Lagerfeld n’aime pas replonger dans le passé, même en ce XVIIIe siècle qu’il chérit tant, les belles du XVIIIe siècle, elles, aimeraient très certainement, au vu de ce défilé, faire le voyage inverse.

défilé chanel haute couture printemps ete 2018

Par Viviane Blassel. Crédit photos : Chanel. - Publié le

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