Mode

Dior haute couture, une mode surréaliste pleine de poésie

Dès l’entrée du musée Rodin, juste après un immense mur en damier, on a une petite idée du thème du défilé : les bouches immenses, les oreilles, les yeux et les mains gigantesques en plâtre suspendus au plafond évoquent cette période créative par excellence, le surréalisme ! Bingo, c’est bien le surréalisme qui a guidé Maria Grazia Chiuri dans la création de cette dernière collection de haute couture guidée par le travail de l’artiste et amie de Christian Dior, Léonor Fini.

Comme un gimmick, les mannequins portent un loup qui, au lieu de cacher les yeux, les encadre, les met en valeur. Quant au bas résille, il voile une sandale, des petits seins sont dessinés sur une robe du soir, les plis d’une jupe font penser à des feuilles de livre bordées d’un filet noir et les deux longs manteaux du début Domino Blanc et Domino Noir en satin cuir ivoire ou cachemire noir jouent des pois noirs sur blanc ou blancs sur noir. Sans oublier, la cage à oiseaux qui se pavane en bustier.

Beaucoup de tenues font appel à la mémoire, un tailleur bar décolleté, chemise en tulle et dentelle d’après le tissu du modèle Classique de l’automne-hiver 1954 ou une robe bustier inspirée de celui Ciseaux de l’automne-hiver 1949. Modèles de jour, du soir, tissus masculins et féminins, dans la droite ligne de l’esprit de la maison, Maria Grazia Chiuri montre ce qui pour elle est la haute couture, la mise en avant de la virtuosité des ateliers et la fidélité à une tradition.

Par Viviane Blassel. Crédit Photos : Dior. - Publié le

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