Mode masculine

Le dandy esthète Mixage puissance Flore

Fini l’éditeur à la papa, qui cultivait le casual babos comme la posture “Je ne sais pas m’habiller” voire “Je suis au-dessus de ça” et, sur un ventre rebondi par les déjeuners pro et les pots avec écrivains alcoolos, portait des pulls informes où tombaient, parfois, les cendres éparses d’un vieux cigarillo. L’intello millésime 2015 a toujours des Lettres, vénère plus que jamais les auteurs du passé (en aimant extraire du purgatoire certains écrivains maudits), défend les nouveaux cadors de la modernité, mais ne se croit plus obligé d’être à l’abri voire à l’écart de la mode pour affirmer sa culture et son intelligence. Cultiver le négligé crade n’a plus la côte. Au contraire, à l’instar d’un Frédéric Beigbeder, d’un Florian Zeller, d’un Adrien Bosc, d’un Guillaume Robert, on assume enfin, dans le petit milieu germanopratin, d’aimer les fringues, le style. De mélanger les genres, les marques, les prix, les adresses. D’aller au Flore, au Tournon, au Récamier (liste non exhaustive) en étant soigné, looké. Un certain dandysme recommande de mixer le méconnu et l’uber-luxe (des sneakers Berluti et un costume espagnol Lander Urquijo déniché rue des Quatre-vents), d’arborer une indémodable Reverso de Jaeger LeCoultre avec un pantalon blanc et un manteau coupé net d’Officine Generale (photo ci-dessus). De porter sa Arceau à bracelet double tour Hermès (ou un foulard, un cardigan, une ceinture, bref quasiment tout ce qui vient de la maison au H) avec un sac Ralph Lauren (photo à droite), des pochettes Paul Smith (photo ci-dessouset la chemise blanche que BHL n’a jamais reniée. L’esthète à QI pioche un pantalon chez Hackett (photo en bas à droite), une veste Thom Browne comme un chapeau de Maison Michel au rayon Homme du Bon Marché Rive Gauche, passe chez Tod’s (photo au milieu à droite) et apprécie le côté “marque en devenir top” des sacs L/Uniform.

Des mix parfaits pour, le midi, s’attabler au bistronomique Clover de Jean-François Piège, siroter un spritz ou un Coca zéro (il aime l’alcool mais doit surveiller sa ligne) au Montana décoré par Vincent Daré, en se parfumant sur mesure avec des fragrances publiées par l’éditeur de parfums Frédéric Malle. Tiens, un éditeur pour des éditeurs !

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Par Thierry Billard et Fabrice Léonard - Publié le

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