Champagne

Ruinart, l’art à portée de bulles

L’étui écologique Seconde peau des bouteilles de champagne Ruinart sert de terrain d’expression à l’artiste français Claude Viallat pour une série limitée, numérotée et signée

On peut être né au siècle des Lumières et tenir à se préserver de celles-ci. Et pour cause, le champagne, dans son élaboration, préfère le sombre et le frais des caves et crayères. La maison Ruinart, elle, a trouvé l’art de réunir ces inconciliables : en entourant les bouteilles de ses cuvées soigneusement élaborées dans les sous-sols du temps d’une enveloppe écologique, novatrice, inspirante… et artistiquement éclairante. Les fameux étuis Seconde peau, composés à 100 % en fibres de cellulose issue de forêts européennes éco-gérées, qui enrobent, enlacent le corps de ses bouteilles, ont requis plusieurs années de recherche et pas moins de sept prototypes pour devenir neuf fois plus légers que les anciens coffrets carton et permettre une réduction de 60 % de l’empreinte carbone de l’emballage. Ces étuis jusqu’ici d’un blanc épuré, propices à la créativité et à l’art pictural, deviennent la toile moulante d’une création de l’artiste français Claude Viallat. Ce grand coloriste co-fondateur, dans les années 70, du mouvement Supports/Surfaces qui militait en faveur d’un renouveau de la peinture par la remise en question des matériaux traditionnels et qui a sans cesse travaillé sur d’autres textures que la toile – bâches, parasols, tissus, matelas, etc. – ne pouvait qu’être séduit par ce support inédit. Et y apposer la forme abstraite qui est sa signature, “motif obsessionnel” qui ressemble à un osselet, une éponge, un haricot (à chacun sa définition) invitant à réfléchir à la profondeur des choses. Dans cette série limitée, qui va recouvrir de traits de pinceaux 50 exemplaires numérotés et signés de magnums R de Ruinart, Ruinart Rosé, Ruinart Blanc de Blancs et Ruinart Millésimé, un jeu chromatique singulier et régulier adapte son dessin fétiche aux robes des vins. Le rose s’allie au rosé, des tons de jaune évoquent le Blanc de Blancs, du vert traduit les vies du brut et du millésimé. Et comme Claude Viallat et Ruinart ont apprécié l’osmose des sens et de l’art qu’ils ont, en travaillant ensemble, ressentie, la grande signature du champagne a demandé à l’artiste de concevoir en plus une œuvre monumentale temporaire, de 140 mètres de long, installation déclinant à l’infini en bleu vert lumineux son thème emblématique, tenture accrochée dans la cour d’honneur de Reims.

https://www.ruinart.com/

Ruinart champagne
Par Thierry Billard - Publié le

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