Joaillerie

Des classiques réinventés

Pour sa nouvelle collection intitulée Le Chœur des Pierres, Cartier a donné la parole à des gemmes exceptionnelles, qui ont dicté chacun des dessins. On y retrouve également toutes les grandes signatures de la Maison. À commencer par le style “tutti frutti”, arboré par le collier Tutti Kanya, la création phare de cet ensemble, qui reprend une inspiration née en Inde en 1911 lors d’un voyage de Jacques Cartier. Il y découvrit les trésors des maharadjas et une tradition joaillière très différente de celle qui était en vogue en Europe à l’époque, avec notamment beaucoup de pierres sculptées de motifs végétaux. Un héritage de l’art moghol encore bien vivant et renouvelé par ce collier. Terminé par une émeraude de Zambie de 30 carats, il associe à ce vert intense le bleu du saphir et le rouge du rubis dans un équilibre parfait.

Les émeraudes sont présentes dans plusieurs autres pièces, comme le collier Solenara, où elles affichent une rondeur organique, contrastant avec les arêtes des diamants, qui jouent l’asymétrie. Dans le collier Olorra, elles sont mises en valeur par les turquoises et les lapis- lazuli, un duo chromatique vert-bleu apparu chez Cartier au début du XXe siècle.

Enfin, un spectaculaire spécimen de Colombie de 20 carats en forme pain de sucre, encadré par deux diamants qui font écho à ses facettes triangulaires, orne la bague Tetraya. Une frise de dix-huit rubis complète l’ensemble, mettant en valeur la teinte magnétique de la pierre de centre.

Autre inspiration majeure de Cartier, le mouvement Art déco est revisité sur la bague Specula, à porter de deux façons différentes, avec une symétrie de diamants triangles et des touches d’onyx très graphiques qui viennent souligner le relief en escalier du profil du bijou. La panthère et le tigre, présents sur les colliers Kentia et Haryma, ne sont pas oubliés.

Le collier Tutti Kanya façon “tutti frutti”, la bague Auralis en diamants roses et le collier Olorra serti d’émeraudes composent Le Chœur des Pierres de Cartier.

Par Louise Prothery - Publié le

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