Evénement

Les Journées Européennes du Patrimoine 200 ans de photographie

En 1826, l’ingénieur Nicéphore Niépce réalisait Point de vue du Gras, du nom de sa maison, considérée comme la première photographie de l’histoire. Deux siècles plus tard, la 43e édition des Journées Européennes du Patrimoine, les 19 et 20 septembre, célèbre cet art visuel en grande pompe en choisissant le thème “Patrimoine de la photographie”. Parmi une série d’événements uniques, on note l’ouverture exceptionnelle de la Maison de la RATP (12e) le temps d’une exposition intitulée “L’Œil du voyageur”, qui revient sur plus d’un siècle de trajets franciliens, immortalisés sur des clichés issus des fonds patrimoniaux du groupe.

Non loin de là, aux Archives de Paris (19e), l’invention de Nicéphore Niépce est fêtée dans une autre rétrospective, “Des photographies aux Archives : pour quoi faire ?” (jusqu’au 24 décembre), qui présente les différents usages des tirages qu’elles conservent.

Pour ceux qui veulent s’initier ou se perfectionner à l’art de la capture d’images, le Centre André-Malraux (6e) propose un atelier de prise de vue baptisé “Regards sur le patrimoine parisien”. En petits groupes limités à huit personnes, les Parisiens partent à la (re)découverte de leur patrimoine, munis d’un appareil photo numérique ou argentique.

Parce que deux thèmes valent mieux qu’un, les Journées Européennes du Patrimoine 2026 mettent également en avant le “Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer”. Une thématique qui traite concrètement de l’impact des évolutions climatiques sur les sites patrimoniaux, les fonds d’archives ou encore les collections artistiques.

Plusieurs événements attendent les Parisiens férus d’art et d’histoire, comme l’exposition “Échappés du temps : trésors en péril de la faculté de théologie de Paris”, à l’Institut Protestant de Théologie (14e).

Pour les plus mélomanes, un concert-conférence de l’ensemble Jaw’a, Chœur du Liban à Paris est proposé à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine (16e), en écho à l’exposition “Patrimoines en résistance – De Tombouctou à Odessa” (jusqu’au 3 janvier 2027). Entre les Parisiens et leur patrimoine, c’est une longue histoire d’amour qui n’est pas près de s’arrêter !

  • 19 et 20 septembre
Par Antoine Le Fur - Publié le

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