Palace

Le Grand Mazarin Un cinq-étoiles Capitale et Cardinal

Paris ajoute une nouvelle perle à sa rivière de palaces. Comme un hôtel particulier habité depuis des générations, Le Grand Mazarin, premier établissement parisien du groupe familial Maisons Pariente, déroule une expérience différente du luxe. Des espaces publics aux 61 chambres et suites, cet écrin offre l’image d’un Paris rêvé par la clientèle anglo-saxonne, friande du vieux Paris.

De l’émotion, un luxe comme à la maison, un service d’une extrême attention, telle est la recette de Maisons Pariente, qui essaime ses cocons de la Provence à la Savoie en passant par le Var, dans des sites exceptionnels qui exhalent le parfum de l’art de vivre à la française.

Le Grand Mazarin

17, rue de la Verrerie, 4e. www.legrandmazarin.com/
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« Des lieux imaginés comme des maisons privées, conçus avec sincérité pour une clientèle d’épicuriens, d’esthètes, sensibles aux attentions et au travail de personnalisation de nos équipes mais adeptes d’un luxe simple », précise Leslie Kouhana, dirigeante de ces établissements pas comme les autres, avec sa sœur Kimberley Cohen et son père Patrick Pariente, bien connu dans le monde de la mode pour avoir fondé Naf Naf. « Nous travaillons beaucoup sur les codes du service chez Maison Pariente, dans l’anticipation, l’ultra personnalisation, et la recherche du détail absolu », ajoute-t-elle.

Pour sa première installation parisienne, rien d’étonnant à ce que le groupe familial ait jeté son dévolu sur le Marais historique, et sur un bel édifice du XIXe siècle pour révéler en cette rentrée un 5 étoiles « joyeux, gai, éclectique à l’image du quartier. L’enjeu de cette ouverture parisienne est de s’inscrire dans les codes du quartier avec une offre singulière, en conservant la signature de Maisons Pariente, à savoir un luxe chaleureux et décontracté ».

C’est à Martin Brudnizki, star britannique du design et amoureux inconditionnel de Paris, qu’a été confiée la décoration d’intérieur, mise en musique par des Entreprises du Patrimoine Vivant, pour traduire tout à la fois l’esprit de Paris, du quartier, et l’ADN de Maisons Pariente. « Nous avions envie de sortir des codes parisiens bourgeois, du marbre, du laiton, d’aller sur un décor plus chaud, qui twiste des éléments classiques et rassurants ancrés dans la culture française – comme les tapisseries, les moulures, les parquets – et d’autres très originaux voire audacieux, qui viennent bousculer les standards, en trouvant le juste ton, une forme d’intemporalité », indique Leslie Kouhana.

Les couleurs sont chatoyantes, rassurantes, les matériaux sensuels et caressants, tandis que l’art, à tous les étages, vient patiner l’ensemble dans un mix bien inspiré d’œuvres contemporaines, d’objets et de mobilier chinés, comme si les lieux étaient habités depuis plusieurs générations. Chaque pièce a fait l’objet d’une quête minutieuse par la curatrice Amélie du Chalard, fondatrice de la galerie Amélie Maison d’art, en symbiose avec les deux sœurs. « L’art est extrêmement présent dans les Maisons Pariente, tout ce qui contribue à donner vie et âme au lieu, comme les souvenirs que l ’on ramène et accumule au fil du temps. Amélie du Chalard a cette sensibilité, elle conçoit du sur-mesure pour chaque lieu, avec à la fois de jolies pièces, certaines chinées, d’autres contemporaines, qui associées ensemble créent une émotion.

Nous avons aussi voulu mettre la lumière sur des artistes, comme Sophia Pega, qui a habillé le patio et le rez- de-chaussée de décors oniriques et fantastiques, et Jacques Merle qui a réalisé une fresque sous la voûte coiffant la piscine, dont les reflets colorés miroitent sur l’eau. » Le Grand Mazarin, c’est aussi une table, Boubalé (petite chérie en yiddish), le centre névralgique des lieux, orchestrée par le célèbre chef israélien Assaf Granit, dont le restaurant Shabour, l’une de ses quatre adresses parisiennes, a conquis sa première étoile au Michelin.Tout ici rappelle les influences ashkénazes du Marais qui a accueilli l’immigration d’Europe de l’Est, mais s’impose aussi comme un quartier protéiforme, festif, que le chef célèbre et sublime en égayant les mets de son enfance de tonalités méditerranéennes. « Assaf Granit fait de cette cuisine encore méconnue une authentique expérience, un voyage spatio-temporel dans une haute gastronomie colorée, gourmande, gaie, audacieuse, aux influences mondiales », approuve Leslie Kouhana. Un lieu qui devrait séduire les hôtes et les Parisiens, tout comme le Cabaret, animé par le transformiste Uriel, qui a toute latitude pour en faire un haut lieu des nuits parisiennes.

Par Florence Halimi - Publié le

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