La Haute Joaillerie en fête
Deux fois par an, au mois de janvier et au mois de juillet, Paris vit au rythme de la Semaine de la haute couture et des présentations des collections de haute joaillerie. Une simultanéité qui n’est pas due au hasard. En effet, ces deux métiers d’excellence s’adressent aux mêmes clientes fortunées, qui s’installent pendant quelques jours dans la capitale pour assister aux défilés et qui en profitent pour s’habiller de parures
inédites aperçues dans les vitrines des boutiques de la place Vendôme.
En ce premier mois de l’année, au cœur des suites confortables des palaces parisiens, dans des appartements de rêve loués pour l’occasion ou dans des salons privés de leurs adresses mythiques, les joailliers du monde entier dévoilent leurs nouvelles créations uniques.
Cartier présente les nouvelles pièces du dernier chapitre de la collection En Équilibre. Au programme, de fabuleux colliers qui soulignent l’art qu’a le joaillier de la rue de la Paix d’unir dessins inspirés et gemmes d’exception. Le modèle Splendea attire tous les regards. Trente-quatre diamants parfaitement appairés taillés en rectangles allongés et sertis de manière quasi invisible sont réunis pour une pièce aux lignes à la fois sobres et opulentes. Le modèle Parcae rayonne par ses trois saphirs taille poire de Madagascar d’un poids total de 16,59 carats.
Un trio de gouttes bleues vers lesquelles converge l’intensité des lignes de diamants dont la variété des tailles – kite, losange et brillant – insuffle rythme et structure au design. Cartier imagine également quelques panthères précieuses à poser sur son décolleté et un collier mêlant le rouge de spinelles au vert de la chrysoprase, un duo chromatique cher au joaillier, rehaussées de turquoises.
Par un choix esthétique fort, Bvlgari est devenue une des Maisons les plus emblématiques du précieux. Les collections du joaillier romain rayonnent par un design enlevé et des associations de teintes de gemmes surprenantes, donnant naissance à des parures d’exception. En ce début d’année, la ligne Monete accueille un collier souple en or rose avec deux pièces de monnaie antiques (datant de 338 à 150 avant notre ère, selon les spécimens), des perles aux reflets tendres et des diamants. Plus loin, les mailles souples Tubogas en or jaune sont enrichies de nacre, d’onyx, de diamants blancs, de tourmaline verte, de rubellite, morganite et tourmaline aux nuances rouges et rosées. La Maison imagine des variations haute joaillerie de la nouvelle ligne Eternal. Comme cette pièce inspirée d’une création du début des années 1940, où des losanges d’or sont associés et sertis ou piqués de diamants, pour un effet plastron de reine antique.
Qui dit haute joaillerie dit pierres d’exception. Elles donnent le tournis par leur rareté, par leur poids ou par leur couleur unique.
Graff, qui s’est imposé comme le chef de file mondial des gemmes rares, frappe une nouvelle fois les esprits avec une myriade de pierres précieuses.
Il y a d’abord cet ensemble de saphirs sertis sur un collier ras-de-cou, une paire de boucles d’oreilles, un bracelet et une bague. Leur bleu intense est mis en valeur par des cascades de diamants blancs. Plus loin, la très récente ligne Be Together apparaît entièrement sertie de diamants blancs, dont les courbes sont ourlées de rubis. Et puis le regard ne peut se détacher d’une parure (collier, boucles d’oreilles, bague et bracelet) imaginée en maillons de chaîne… entièrement recouverts de diamants taille baguette et gansés en leur centre de mini-émeraudes. Ces cercles sont réunis par d’autres gemmes blanches aux formes diverses, de la poire à l’émeraude, en passant par le brillant et l’ovale. Le collier du joaillier londonien totalise à lui seul presque 64 carats de pierres précieuses. Tout simplement exceptionnel !
Une parure composée d’un collier ras du cou serti d’un saphir exceptionnel de 31 carats et de somptueux diamants.
Une myriade de gemmes rares (diamants de couleur, saphir Padparadscha…) resplendissent sur les créations de la Maison londonienne.
Les jardins, la couture et les arts divinatoires furent les passions de Monsieur Dior. Une nouvelle fois, Victoire de Castellane s’inspire des obsessions esthétiques et personnelles du couturier-fondateur pour la nouvelle collection de haute joaillerie Belle Dior, composée de cinquante-sept joyaux. Certaines créations, piquées de fleurs, esquissent des paysages précieux et ultracolorés au sein desquels s’entremêlent émeraudes, perles blanches, saphirs colorés, diamants blancs, gemmes aux nuances rosées et opales. Emprunts à la magie de l’univers de la haute couture, les galons et les rubans sont revisités en franges sur deux colliers. Le premier joue la partition du bleu et vert avec une tanzanite centrale taillée en pain de sucre de 21,72 carats entourée de lignes terminées par des gouttes en saphirs, grenats tsavorites, émeraudes et tourmalines bleu-vert. Le second, aux courbes similaires et aux couleurs chaudes, est créé dans un joyeux dégradé de rouge et de jaune avec un cabochon pain de sucre de rubellite qui trône en majesté en son centre. Enfin, la parure Soleil Céleste apparaît plus fascinante que jamais. Conçu comme un univers mystérieux, l’ensemble est composé d’un collier-plastron, d’une bague, de boucles d’oreilles, d’un bracelet se métamorphosant selon les envies en ras-de-cou et d’une broche pouvant également devenir un bijou de cheveux. Ici, diamants jaunes taille poire, motifs soleils imaginés en diamants orange, étoiles étincelantes et mini-lunes ciselées en doublets d’opale noire posée sur de la turquoise invitent à une rêverie mystique et onirique. Ultime surprise, une bague d’exception est sertie d’un flamboyant spinelle rose solitaire de 6,50 carats, de taille coussin, métamorphosé en fleur.
Les nouvelles créations précieuses de la Maison de couture mettent à l’honneur des gemmes colorées aux nuances ardentes.
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