Joaillerie

Dior Joaillerie Vent nouveau

Chez Dior, Victoire de Castellane enrichit la collection Rose des Vents de six nouvelles déclinaisons et continue ainsi de réinterpréter les codes de la maison en bijoux subtils et riches de sens.

Victoire de Castellane est une magicienne : sur un médaillon grand de quelques dizaines de millimètres seulement, elle est parvenue à inscrire plus de soixante années d’histoire de la maison Dior. Une histoire qui débute à Granville, ville de cœur de Christian Dior car celle de son enfance, où la demeure familiale perchée sur les falaises surplombant la mer aura vu grandir celui qui deviendra par la suite le grand couturier que l’on connaît. Là, depuis cette villa baptisée Les Rhumbs (du terme marin rhumb désignant l’angle entre deux pointes de la rose des vents), d’où l’on peut apercevoir les îles anglo-normandes et les bateaux en partance pour les Amériques, l’ailleurs est à portée d’imaginaire et tout évoque les voyages, comme ceux qui conduiront Dior aux quatre coins du monde pour faire briller sa mode. C’est là aussi, dans le jardin de la villa, que le jeune Christian voit éclore sa passion pour les fleurs : les résédas, les aubépines et surtout les roses, qu’il aime tant. Puis, l’histoire se poursuit à Paris, le jour où Christian Dior, devenu adulte et grand superstitieux, trouve une étoile sur un trottoir de la capitale et y voit un signe du destin pour ouvrir sa maison de couture…

De petites histoires en grand destin, il n’y a alors qu’un fil (d’or) tissé par les mains et l’esprit habiles de Victoire de Castellane qui convoque pour sa collection Rose des Vents tous les codes du 30, avenue Montaigne : « derrière le symbole du voyage, on retrouve l’étoile de Christian Dior et l’idée d’un porte-bonheur, mais aussi la rose, sa fleur fétiche. Toute l’histoire de la maison est là, en filigrane », confie la directrice artistique de Dior Joaillerie. Le résultat ? Un opus joaillier malicieux et intelligent, à l’image de sa créatrice ; quinze colliers courts, sautoirs et bracelets sertis d’un petit médaillon au double-porté : côté face, une rose des vents en or jaune, rose, ou blanc ; côté pile, une pierre : lapis-lazuli, nacre, turquoise, opale rose ou onyx. Des bijoux seconde peau, comme une lingerie précieuse, qui habillent le corps sans l’entraver et ne s’ôtent que dans l’intimité ; des bijoux porte-bonheur en somme, en écho à cette étoile trouvée par Christian Dior et qu’il gardait toujours sur lui ; une collection pensée par Victoire de Castellane « pour des femmes qui veulent avoir quelque chose de vraiment frais, quelque chose qui peut être doux et qui fond dans la peau ». En fait, des parures comme des évidences, mais dont l’apparente simplicité n’est possible que par le savoir-faire des mains expertes des ateliers Dior qui retravaillent l’or du bijou, sertissent le diamant central de la rose des vents, ajustent la pierre dure au dos du pendentif. « C’est aussi une métaphore de la création, ajoute la directrice artistique à propos de sa collection. Créer, c’est chercher, tourner en rond, et puis trouver son repère cardinal et partir en voyage. La création est l’empreinte d’un voyage immobile. » Depuis novembre, le voyage est mené par l’actrice Emilia Clarke, célèbre pour son rôle de Daenerys Targaryen dans la série Game of Thrones, qui prête aujourd’hui son image à la collection. Un visage frais et inédit parmi les muses de l’avenue Montaigne, comme le souffle d’un vent nouveau chez Dior. Victoire de Castellane elle-même l’assure : « L’histoire va évoluer et Rose des Vents est un tout nouveau chapitre. J’aime pousser des identités quand j’ai quelque chose à en dire, elles sont toutes importantes. Je crée uniquement des choses dans lesquelles je crois. Rose des Vents est peut-être tout simplement une collection adorable de choses délicates. Il y aura du diamant et du diamant jaune, mais je ne vais pas faire des boucles d’oreilles et des bagues énormes. »

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Par Solenn Cosotti. - Publié le

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