Une valse avec le temps
Pour comprendre le goût de Dior pour les bals, remontons la grande horloge. Venise, 1951. Près de mille invités gagnent en gondole le palais Labia pour le Bal des Masques et des Dominos, donné par Charles de Beistegui. Monsieur Dior est de la fête. Lors de cette soirée que l’on surnommera le “Bal du Siècle”, les étoffes bruissent, les jupes tournoient, et les broderies accrochent la lumière.
Difficile de ne pas songer à Junon, cette robe de grand gala imaginée par Christian Dior en 1949, dont la jupe déploie ses pétales de tulle brodé comme un plumage de paon.
Dior Grand Bal Nuit Des Indes
Dior Grand Bal Jardin Parisien.
Soixante ans plus tard, Dior transpose ce même mouvement au poignet. Nous sommes en 2011, et Dior Grand Bal fait son entrée en scène. Sa signature ? Un calibre inversé qui place sur le devant de la montre la masse oscillante habituellement dissimulée au dos. Au rythme du poignet, celle-ci virevolte comme la jupe d’une robe de bal.
C’est là que Grand Bal se distingue. À la technicité du mouvement horloger, Dior oppose la légèreté d’une plume, l’irisation de la nacre, l’éclat des pierres ou encore la délicatesse des perles. Un contraste de matières qui donne à la mécanique une dimension presque sensuelle. Saison après saison, la masse oscillante change ainsi de visage, poussant toujours un peu plus loin les frontières d’une horlogerie résolument féminine.
Quinze ans plus tard, le pas de danse n’a pas changé. Pour célébrer l’anniversaire de Dior Grand Bal, la Maison replonge dans les obsessions de Monsieur Dior. Le muguet, son porte-bonheur fétiche, fleurit sur Grand Bal Muguet et Muguet Fleuri.
Puis direction les jardins avec les sept pièces uniques Grand Bal Jardin Parisien, inspirées des tapisseries du jardin d’hiver de son hôtel particulier. Branchages d’or, marqueterie de pierres dures et gemmes colorées se détachent sur des cadrans irisés en élytres de coléoptères.
Dernière escale : l’Inde, destination chère au couturier, qui emprunta à plusieurs de ses villes et à son imaginaire les noms de certaines de ses robes – Radjah, Pondichéry, Chandernagor ou Indes Galantes.
Avec les huit pièces uniques Dior Grand Bal Nuit des Indes, la masse oscillante se pare d’un motif de broderie composé de perles, cabochons d’or, laque, diamants, émeraudes et tsavorites. Une profusion de couleurs et de matières qui, au moindre mouvement du poignet, entre à son tour dans la danse.
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