Champagne

Ruinart Quand la nature devient spectacle

Chez Ruinart, à Reims, la nature ne se contemple pas, elle se vit et s’interprète. Cet été, avec l’artiste japonais Tadashi Kawamata, art contemporain et grands blancs de chardonnay fusionnent pour offrir une expérience sensorielle totale.

À la nature le champagne doit beaucoup, sinon tout. C’est des terroirs, des cépages, de la météo comme du temps qui peaufine l’évolution des vins en cave que naissent les grandes cuvées. L’homme, dans cette alchimie éternelle, se révèle un assembleur, un savant des tours de main qui marie puissance d’un héritage et maîtrise des aléas que le climat impose. Le tout en inscrivant sa démarche dans le respect de la Maison dont il défend le nom.

Ce miracle devenu une fierté française, chez Ruinart, on le vénère depuis 1729. Et la plus ancienne Maison de champagne sait combien il est important, millésime après millésime, de le célébrer comme il se doit. À travers un blanc de blancs en majesté, par exemple, comme dans des expositions artistiques qui sont à la fois une destination de découverte, une mise en avant de ce qui fait l’âme Ruinart et une ode à cette nature qui offre le meilleur d’elle-même. Que Ruinart rime avec art n’a donc rien d’anodin.

Au 4, rue des Crayères à Reims, chaque visiteur vit des moments d’exception. Or, l’exception tient aux émotions ressenties. Les “Conversations avec la Nature”, un parcours d’une vingtaine d’installations, en sont les meilleures pourvoyeuses. Ce sera encore le cas cet été avec le travail de l’artiste plasticien Tadashi Kawamata, qui, dans des interventions in situ, s’interroge sur « notre attachement à la pérennité des choses, remise en cause par les forces de la nature ».

Marqué par le lieu et son harmonie avec les éléments, il a inventé des structures construites à Reims même, comme les œuvres Cabane, Nid et Observatoire ou encore ses arbres nantis de cocons- pyramides en bois. Ses créations poussent autant à regarder qu’à penser, montrent ce qui permet l’émergence de grands champagnes et indiquent ce qu’il faut protéger pour qu’ils le restent à jamais.

La nature est une œuvre. Un grand cru, aussi : à tous d’y songer en beauté.

Je veux que les visiteurs observent les changements de temps, des nuages et de la lumière.

Par Thierry Billard - Publié le

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