Joaillerie

Un nouvel écrin parisien pour de Grisogono

Depuis vingt-six ans, de Grisogono fait de l’audace l’inspiration première de ses créations. Alors qu’il vient d’inaugurer sa dernière boutique parisienne au sein de l'hôtel Prince de Galles avec de nouvelles collections, le joaillier des célébrités a brillé comme jamais sur le tapis rouge du festival de Cannes.

Au printemps, de Grisogono a pris pour la première fois ses quartiers avenue George V. Derrière la façade Art déco de 1929 ornée de ferronnerie de l’hôtel Prince de Galles, ce nouvel espace de 65 m2 reprend les codes du luxe chers à la maison : panneaux de galuchat pourpre, lustres en cristal, marbre et dorures, le tout mixé avec quelques pièces de mobilier contemporain. La décoration est signée du cabinet anglais David Collins Studio qui avait déjà orchestré celle de la boutique londonienne en 2016. « Quitter le quartier de la place Vendôme où se concentrent toutes les maisons de joaillerie est un challenge plutôt excitant, souligne Gilles Mansard, président de la marque en France. C’est un nouvel environnement pour nous, avec des hôtels très haut de gamme et une belle clientèle internationale, dans un quartier qui ne cesse de se développer. Nous venons aussi d’ouvrir une boutique au Carlton à Cannes et d’autres lieux sont actuellement à l’étude comme Monaco. »

P

de Grisogono Prince de Galles

33, avenue George V, 75008, Paris Tel : 01 47 20 35 35 degrisogono.com
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Lancé en 1993 par Fawaz Gruosi, de Grisogono s’est fait un nom en osant dans ses créations ce que d’autres ne se permettaient pas : le diamant noir, le galuchat, des associations détonantes de pierres de couleur comme l’améthyste et la turquoise, des matériaux inédits à l’instar de l’ivoire de mammouth… Adepte des volumes et de la démesure, la griffe séduit les célébrités avec des pièces de haute joaillerie à l’exubérance assumée. Ses événements, comme la fête donnée tous les ans à l’hôtel Eden Roc d’Antibes pour le festival de Cannes, sont devenus incontournables. Cette année, c’est la naissance du cinéma en couleur qui a inspiré la collection dédiée au tapis rouge, The Art of Technicolor, avec cinq bagues cocktail ornées de pierres de centre exceptionnelles : un diamant blanc, un diamant jaune, un saphir, une émeraude, et, la plus imposante, un rubis birman de 18 carats auréolé de 46 diamants briolettes.

« Si nous sommes surtout connus pour notre haute joaillerie spectaculaire, reconnaît Gilles Mansard, nous cherchons aussi à développer des bijoux plus accessibles, notamment pour nous rapprocher de la clientèle française. » La collection iconique, baptisée Allegra, propose désormais une série de pièces Toi & Moi dont certaines sont transformables. Des créoles, on peut détacher les cercles pour ne garder que le clou en pierre dure sur le lobe. Les bracelets joncs aux motifs mobiles se portent en accumulation. Quant au sautoir, il joue les caméléons avec un porté cravate, un autre en écharpe et un dernier en tour de cou. Dans un esprit plus précieux, la collection Divina, inspirée de la dolce vita italienne, se compose d’un bracelet, d’une bague et d’une paire de boucles d’oreilles qui semblent faits d’une étoffe d’or. Entièrement serties de diamants, elles révèlent à travers leurs volutes une grande virtuosité joaillière. « L’enjeu, tout en proposant des produits plus quotidiens, est de préserver notre précieuse identité de marque de niche. C’est elle qui pousse notre clientèle très exigeante à venir chercher ici ce qu’elle ne trouve pas ailleurs », conclut Gilles Mansard.

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Par Louise Prothery - Publié le

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