Joaillerie

Graff brille toujours plus place Vendôme

La maison anglaise Graff vient d’agrandir, place Vendôme, sa première boutique parisienne ouverte en 2016. Elle en a confié la décoration au célèbre architecte Peter Marino.

Au printemps, Graff inaugurait son flagship parisien rue Saint-Honoré. Un temple luxueux de 370 m2 doté d’une grande galerie, d’un espace dédié aux bagues de fiançailles et aux alliances, d’un salon VIP et d’un Cabinet de curiosités où, dans une atmosphère sombre, les clients triés sur le volet viennent découvrir des pièces issues de la collection privée de Laurence Graff. À quelques pas de là, le joaillier britannique vient de rouvrir, après plusieurs mois de travaux, sa boutique de la place Vendôme, la première implantée à Paris en 2016. Également pensée par Peter Marino, elle décline la même harmonie de couleurs que le flagship : du gris, du vert et du crème rehaussés de touches de doré. Au sol, un damier est taillé dans la pierre calcaire et la pierre de Vals, un minéral issu des montagnes suisses, en plein cœur du canton des Grisons. Les tapis sont tissés à la main et les piètements de vitrines évoquent des sculptures contemporaines. Plus intime, cet écrin, qui de 84 m2 affiche désormais 124 m2, renferme environ 180 pièces.

P

Graff

17, place Vendôme, 75001, Paris Tel : 01 40 13 74 60 www.graffdiamonds.com
Voir l’itinéraire

L’extension de 40 m2 permet de mettre en valeur, dans une vitrine réalisée par une artiste, une pièce d’exception qui changera au fil des mois et s’ouvre sur un nouvel espace et un bureau de vente, le troisième avec celui installé sur la mezzanine et celui du hall principal. La boutique agrandie fait une large place à la haute joaillerie dont certaines réalisations ont été présentées lors de la semaine de la couture à Paris, en juillet dernier. On y découvre notamment un fabuleux collier en platine et or blanc serti d’un saphir du Sri Lanka de 58 carats, un bracelet en or blanc orné de deux saphirs cabochon de 20 carats chacun, parfaitement appairés, et une bague dont le diamant marquise de 23 carats de type IIa, soit un blanc parfait, éclipse presque la monture. Son prix de 7,3 millions d’euros incite à lorgner du côté des lignes permanentes du joaillier dont l’une des plus intéressantes a été inspirée par les œuvres du plasticien américain Cy Twombly qui compte parmi les artistes préférés de Laurence Graff, grand collectionneur. Lancée en 2018, cette ligne interprète dans un jeu de courbes virtuoses les calligraphies abstraites de ses toiles.

Par Louise Prothery. Photos : Graff - Publié le

Vous aimerez sûrement les articles suivants…

Rejoignez-nous sur Instagram Suivre @ParisCapitale