Horlogerie

Richard Mille L’éclat du mouvement

En invitant la pierre jusqu’au cœur de ses mouvements pour composer des tableaux inédits qui font fusionner la boîte et le calibre, Richard Mille a redéfini les territoires de la haute horlogerie et de la haute joaillerie, repoussant pour ce faire les limites des techniques de sertissage.

Présentée en 2018, la RM 71-01 Talisman Tourbillon Automatique est un véritable manifeste créatif. Imaginée par Cécile Guenat dès son arrivée à la tête de la direction de la création et du développement de la marque, elle préfigure l’éblouissante RM 71-02 Tourbillon Automatique Talisman, qui célèbre les années 1970 dans une explosion de pierres de couleur qui parviennent à suggérer tout à la fois l’ambiance d’une boîte de nuit, l’exubérance de la mode de cette décennie et toute l’énergie glamour du disco.

Richard Mille

17 Avenue Matignon, Paris, France www.richardmille.com/
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« Chez Richard Mille, l’enjeu n’a jamais été de simplement poser des pierres sur une montre, mais de les intégrer comme un véritable langage créatif : elles dictent souvent elles-mêmes la technique de sertissage à employer, la construction du boîtier, parfois même l’équilibre général de la pièce, explique Cécile Guenat, diplômée de la Haute École d’Art et de Design de Genève et formée à la joaillerie. C’est cette exigence que requiert la cohabitation entre la beauté d’une pierre, la rigueur de la mécanique et la structure d’une montre qui rend leur usage si central dans notre approche. »

Pour relever le challenge technique imposé par cette vision artistique, la Maison s’est dotée d’un studio interne, capable de s’appuyer sur des procédés développés depuis plus de dix ans dans l’usinage des composites pour créer des modèles exceptionnels comme la RM HJ-01, qui a inauguré la première collection de haute joaillerie de Richard Mille (2020). Cette ligne de quatre pièces architecturales abolit les frontières grâce à l’usage de rubis, de saphirs bleus et violets et d’émeraudes sertis suivant plusieurs techniques (clos, neige et grains), qui redessinent les lignes de la boîte tonneau, signature de la marque, pour nous inviter à poser sur la montre un nouveau regard. Objet d’art, de design, chef d’œuvre horloger et joaillier… ou un peu tout cela à la fois ?

« Chaque pont est pensé comme un bijou à part entière, et certains éléments décoratifs sertis n’ont pas de fonction technique propre, mais ils viennent se combiner avec les véritables complications de la montre, pour guider naturellement l’œil vers elles plutôt que de le distraire. Nous nous permettons d’aller toujours plus loin dans une identité qui reste profondément singulière », conclut Cécile Guenat.

Par Carole Lars - Publié le

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