Champagne

Amour de Deutz l’élégance en confidence

Avec le millésime 2015 de sa cuvée Amour, Deutz signe une nouvelle déclaration d’élégance. Pureté du chardonnay, finesse des bulles et profondeur aromatique composent un champagne d’émotion, que la cheffe de caves Caroline Latrive éclaire à travers sa vision moderne d’une signature historique. Rencontre autour d’un grand vin… et d’un véritable état d’esprit.

D’aucuns prétendent que « les histoires d’amour finissent mal, en général ». Heureusement, il existe maints contre-exemples, plus spécifiquement sur cette terre des affinités électives durables qu’est la Champagne.

Lecteurs fidèles de Paris Capitale, et de nos pages dédiées au souverain des vins, vous le savez mieux que quiconque, tant nous aimons célébrer une cuvée de prestige qui contredit avec panache le dicton que j’évoque plus haut : l’Amour de Deutz, cette ode au chardonnay faite dégustation d’exception.

Le tout nouveau millésime 2015, doté d’une robe d’or pâle subtile, offrant une finesse de bulle rappelant la précision du diamant, affichant un nez à la délicatesse florale où fruits jaunes et agrumes confits se mêlent, séduisant par sa fraîcheur et un déroulé aromatique magique, n’échappe pas à la règle. Et porte mieux que jamais son nom synonyme d’engagement. Quand on s’appelle Amour, que l’on est signé Deutz, c’est à coup sûr l’émotion d’un instant suspendu que l’on promet.

Des exigences que Caroline Latrive, cheffe de caves de la Maison depuis 2022, désireuse de concevoir « chaque cuvée comme une œuvre à part entière », maîtrise à 100 %. Dès lors, une idée nous est venue : lui demander de nous parler de ce vin d’exception comme de sa vision de Deutz. Découvrons grâce à elle combien l’Amour millésime 2015 est autant une cuvée rare qu’un état d’esprit unique.

Avant Deutz, votre parcours vous a conduite dans d’autres très belles signatures du champagne. Qu’est-ce qui vous a incitée à rejoindre cette Maison ?

D’abord la force de l’histoire de Deutz et la richesse de son héritage. Puis le fait qu’être implanté au cœur d’Aÿ, au milieu de terroirs d’exception, et avoir l’opportunité de travailler des vins d’une telle précision et d’une telle élégance était une chance. J’ai été attirée aussi par la philosophie de vinification de Michel Davesne, mon prédécesseur, qui valorise l’équilibre, la finesse et la pureté du fruit, tout en respectant la matière première. Et parce que Deutz demeure une Maison indépendante, ce qui confère à son identité une authenticité et une liberté que je trouve inspirantes. Enfin, savoir qu’il s’agit d’une entreprise à taille humaine, où l’esprit d’équipe et la contribution de chacun nourrissent un projet commun, ne pouvait que me convaincre.

Deutz crée des « vins de plaisir, ciselés et élégants ». Comment y parvient-on ?

Tout commence par la valorisation des terroirs. Fidèle à son ancrage historique, la Maison concentre ses approvisionnements dans un rayon de vingt kilomètres autour d’Aÿ. Cette sélection rigoureuse permet de travailler une matière première d’une grande noblesse : 70 % des raisins proviennent de grands crus et premiers crus, alors même que ces terroirs ne représentent que 20 % du vignoble champenois.

L’assemblage est une étape décisive. C’est un travail d’orfèvre, où la sensibilité, l’expérience et l’intuition jouent un rôle essentiel et favorisent l’essence même du geste œnologique, qui transforme chaque vendange en une feuille blanche. Je dirais en outre qu’il s’agit d’un acte emblématique du savoir-faire champenois permettant à la Maison d’imposer sa signature et son style. Le temps est également un allié précieux : Deutz double la durée légale d’élevage, offrant aux vins la possibilité de gagner en complexité, en texture et en finesse. Au-delà de la technique, il y a une intention profonde : créer des champagnes qui inspirent l’émotion et le plaisir partagé.

Avez-vous fait des changements dans la manière de concevoir les vins de la Maison ?

Ma priorité a toujours été de préserver la constance stylistique propre à Deutz. En parallèle, la Maison offre une réelle liberté de création : il n’y a pas de recette figée, ce qui ouvre un véritable champ d’expérimentation. Pour moi, c’est la capacité à émouvoir, tout en restant fidèle à l’histoire et au style Deutz, qui donne son sens au travail de chef de caves.

Et quelle est la patte Caroline Latrive chez Deutz ?

Je dirais une créativité forte, une forme d’audace, une sensibilité singulière qui m’aide à apporter une touche personnelle aux cuvées sans jamais remettre en cause l’héritage. Ainsi qu’une connexion profonde avec le vignoble, source de synergies naturelles et d’une compréhension intime du terroir. La liberté qui m’est accordée prend une dimension particulière dans la cuvée Amour, qui est une cuvée d’émotion. Dans ce terrain d’expression privilégié, je peux laisser parler ma sensibilité, explorer des nuances plus intimes et insuffler une véritable dimension affective au vin.

L’Amour de Deutz 2015, comment le qualifieriez-vous ?

D’Amour voué à perdurer ! 2015 est une année exigeante, révélatrice, et très chaude. Qui a demandé beaucoup d’agilité lors de l’assemblage. Pour la première fois, sept grands et premiers crus ont été réunis, ce qui donne à ce millésime une profondeur particulière. Plus de vingt essais ont été nécessaires pour atteindre l’équilibre parfait, celui qui fait naître l’émotion la plus pure. Résultat, l’Amour de Deutz 2015 s’éveille avec délicatesse, s’élève dans une complexité aromatique d’une rare élégance et s’épanouit en une longueur caressante. C’est un élan d’amour éternel !

 

 

www.champagne-deutz.com

Par Thierry Billard - Publié le

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