Interview

Natasha Andrews Parisienne et spirituelle

Véritable référence dans le domaine du yoga et de l’ayurvéda, la médecine traditionnelle indienne, Natasha Andrews est devenue une personnalité incontournable dans le secteur du bien-être. Star des réseaux sociaux (90 000 abonnés sur Instagram), cette Australienne d’origine et Parisienne d’adoption vient de publier Flow(s), un ouvrage dans lequel elle livre de précieux conseils pour se reconnecter à la nature.

Vous avez récemment publié Flow(s), votre premier livre dédié au bien-être. Comment ce projet est-il né ?

Un peu par hasard ! J’ai débuté ma carrière comme comédienne. Puis l’arrivée du Covid a changé les choses. Avec mon compagnon [le comédien Pierre Niney, ndlr] et nos deux filles, nous vivons dans une ferme, non loin de Paris. Des amis venaient souvent nous rendre visite, et, petit à petit, j’ai commencé à leur donner des cours de yoga. Cette époque, qui n’est pas si lointaine, a inscrit la recherche du bien-être comme une réelle nécessité pour beaucoup de monde. J’ai donc mis de côté le cinéma pour privilégier quelque chose de plus holistique. J’ai organisé différentes retraites spirituelles, et, assez naturellement, l’idée d’un livre est venue. C’est ainsi que Flow(s) a vu le jour.

Le livre est structuré en fonction des saisons. Pourquoi avez-vous fait ce choix ?

Les saisons sont un excellent rappel pour nous faire comprendre comment nous devons prendre soin de nous. Elles sont là, de manière évidente, et, pourtant, nous n’y prêtons pas forcément attention. Elles nous montrent que nous sommes toujours en évolution. Les écouter est une étape nécessaire dans la pratique du bien-être.

Pour chaque saison, vous avez choisi un mantra en particulier. De quoi s’agit-il exactement ?

Les mantras sont des chants transmis par des rishis, qui sont d’importantes figures spirituelles de l’hindouisme. Ce sont des textes très anciens qui sont importants dès lors que l’on veut entrer en méditation. Le fait de les chanter et de les répéter à plusieurs reprises permet de se calmer et de se reconnecter totalement à soi-même.

Votre ouvrage est aussi une invitation à se reconnecter avec la nature. Quid des personnes qui habitent dans les grandes villes ?

Tout est possible grâce à la lumière ! S’exposer au soleil mais aussi à différents éléments comme la pluie et le vent est déjà une bonne manière de retrouver ce besoin de nature qui manque dans la vie des citadins.

Vous donnez de nombreuses recettes de cuisine, tou- jours au fil des saisons. Si vous deviez choisir un aliment qui a tout bon, ce serait lequel ?

Peut-être le gingembre, qui est très bon pour ses effets anti-inflammatoires et antioxydants. En outre, il peut se cuisiner et se consommer sous différentes formes, que ce soit en poudre ou en bouillon. Bref, c’est à la fois excellent pour la santé et délicieux !

Évidemment, vous évoquez aussi le yoga, dont vous êtes professeure certifiée. En quoi la pratique de cette discipline a-t-elle été importante dans votre vie ?

Le yoga a été essentiel dans mon approche spirituelle de la vie. Souvent, les gens envisagent cette discipline uniquement comme un sport et passent à côté de ses aspects métaphysiques. À mon sens, c’est une erreur. Le yoga, ce ne sont pas que des postures, mais une vraie philosophie de vie, que l’on peut approcher avec la méditation ou le chant de mantras.

Vous évoquez également votre enfance et votre adolescence dans votre pays d’origine, l’Australie, notamment à travers ce paysage aride, le bush, où vous avez grandi. Quel rôle ce territoire a-t-il joué dans votre développement personnel ?

Je pense que je tire ma résilience de ces espaces, aussi enveloppants que dangereux. J’ai conscience d’avoir eu beaucoup de chance de grandir au milieu de tels paysages, même si je me suis parfois retrouvée dans des situations périlleuses en raison des animaux dangereux (serpents, araignées…) que l’on peut y trouver. Mais c’est aussi là-bas que j’ai découvert le pouvoir incroyable des plantes. Autant de paramètres qui font finalement celle que je suis devenue aujourd’hui.

À l’âge de 18 ans, vous avez quitté votre pays pour suivre des études à Paris, à la Sorbonne. Qu’est-ce qui vous attirait dans cette ville ?

En premier lieu, la langue. Je me souviens d’une jeune femme qui parlait en français dans un restaurant où j’étais serveuse, en Australie. Moi aussi, je voulais m’exprimer dans cette langue. Paris représentait un idéal de beauté, de culture et d’élégance qui n’était pas forcément évident dans mon pays d’origine. Cela fait près de vingt ans que je vis en France, et je suis toujours autant émerveillée par Paris. Sa lumière, si spécifique, continue de me bouleverser même après toutes ces années.

Vous êtes très liée à la nature. Quel serait, pour vous, le lieu dans Paris pour totalement déconnecter ?

Il y en a plusieurs, à commencer par des arrondissements au calme inspirant, comme le 16e pour sa situation privilégiée à côté du bois de Boulogne. Plus au centre, le Jardin du Luxembourg est un vrai poumon vert, parfait pour recharger les batteries et s’offrir une petite déconnexion.

D’après Ernest Hemingway, Paris est une fête. Et vous, Natasha Andrews, si vous deviez définir la ville en un mot, ce serait lequel ?

Je dirais “intrépide”. Lorsque l’on entre en symbiose avec cette ville, tout peut arriver. Paris est une ville pleine de surprises dont il est difficile de se lasser.

Les bonnes adresses de Natasha Andrews

Les bonnes adresses de Natasha Andrews

  • Difficile de faire un choix parmi les différents parcs et jardins de Paris, mais je pense que celui des Tuileries est mon préféré, ne serait-ce que pour ses fontaines iconiques. 113, rue de Rivoli, 1er .
  • Pour un petit déjeuner de qualité, je recommande toujours cette adresse. Son atout majeur ? Certainement son café, au goût inimitable. 5, rue Lucien-Sampaix, 10e
  • C’est un endroit où j’avais l’habitude de me rendre lorsque j’étais étudiante. Je continue d’y aller aujourd’hui, pour ses collections et pour son architecture incroyable. Esplanade Valéry-Giscard- d’Estaing, 7e
  • Je ne me lasse pas de la carte de ce restaurant de Cyril Lignac, à Saint-Germain-des-Prés. L’une de mes tables fétiches à Paris. 27, rue du Dragon, 6e.
  • Une boutique au charme désuet où je suis sûre de toujours trouver mon bonheur en matière de tisanes et autres infusions. 30, rue Pasquier, 8e
  • Avec mes filles, je me rends souvent dans cette librairie spécialisée dans les bandes dessinées, mangas et comics. Évidemment, je ne ressors jamais les mains vides. 43, rue de la Pompe, 16e
  • Si je devais ne garder qu’une seule adresse beauté/bien-être, ce serait celle-ci. Les soins pour la peau proposés dans ce centre esthétique sont incroyables. Je m’y rends une fois par mois, comme un rituel immuable. 20, avenue de Friedland, 8e
  • Peut-être le plus beau cinéma de Paris. Lorsque j’ai envie de voir un film sur un grand écran, c’est là que je vais. 2, boulevard des Capucines, 9e .
Par Antoine Le Fur - Publié le

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