Tables étrangères

Shoei, l’art du comptoir japonais sans folklore

Situé en lieu et place du Yam’Tcha d’Adeline Grattard, Shoei apporte rue Saint-Honoré une lecture parisienne du washoku, entre sushi, kappo et cuisson au charbon. Aux commandes, Hiroshi Fujii, héritier d’une famille de sushiya de Nagoya, passé par Kyoto, Tokyo, Aïda, Enyaa, Plénitude, Hakuba et l’Asador Etxebarri, travaille poissons français et produits de saison avec un solide bagage japonais.

Au comptoir, 8 places permettent de suivre le menu en sept temps (95 €) : amuse bouche, entrée, bouillon, dashimaki tamago, grillade, quatre nigiri puis dessert. À la carte, le bô-zushi de maquereau saisi au charbon, la morue marinée au miso, l’anguille laquée façon kabayaki (45 €) ou les nigiri de thon rouge et de toro donnent le ton.

La salle, limitée à une trentaine de couverts, préfère le bois, les lignes sobres et une lumière retenue au décorum japonais appuyé. Au fil du service, le spectacle reste surtout derrière le comptoir : couteau, braise, dressages précis et échanges discrets avec le chef.

 

Shoei

121 Rue Saint-Honoré, Paris, France Tel : 01 40 28 97 46 www.shoei-paris.fr/
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Dans ce secteur très passant entre Louvre et Châtelet, on croise des couples, des gastronomes déjà familiers des tables japonaises pointues, une clientèle d’affaires et quelques visiteurs internationaux attirés par le quartier. L’atmosphère demeure feutrée, davantage propice au tête-à-tête qu’aux grandes tablées bruyantes.

Côté verres, sakés, vins et thés peuvent accompagner le parcours, avec accords en quatre temps à 55 € ou cinq temps à 65 €.

Informations pratiques:

  • 12 h à 14 h et 19 h à 22 h 30 
  • Fermé dimanche
  • Prix moyen : 95 €
Par - Publié le

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