Le retour en grâce du basilic
Le 7e arrondissement retrouve une vieille connaissance. Au 2, rue Casimir-Perier, face à la basilique Sainte-Clotilde, Le Basilic a rallumé ses feux en septembre 2026 sous la houlette de la Maison Boudon, famille bien connue du quartier, à qui l’on doit déjà la Fontaine de Mars ou le Café de l’Alma.
Aux commandes, Jeanne Boudon, troisième génération, reprend le flambeau d’une lignée d’aubergistes auvergnats installés dans le secteur depuis plus de cinquante ans. Côté décor, pas question de faire table rase.
Le Basilic conserve son air de paquebot Art déco : boiseries d’acajou, comptoir en marbre vert, banquettes de velours, miroirs biseautés et mosaïque crème et chocolat. Le bar, élargi façon brasserie historique, reprend sa place au cœur de la maison. La véranda joue les jardins d’hiver chauffés quand Paris grelotte, avant de s’ouvrir aux beaux jours. Au total, quelque 70 couverts et une terrasse courant sur les deux façades.
En cuisine, le chef Nicolas Storai pioche dans le grand répertoire bourgeois français sans verser dans la naphtaline. L’avocat brûlé et crevettes cocktail ouvre le bal, avant le fameux gigot d’agneau à la coupe, jus corsé au thym, puis le nougat glacé au coulis d’abricot. La cave reste fidèle à la partition, entre valeurs sûres françaises et quelques domaines de caractère.
Le Basilic signe ainsi le retour d’une adresse chic qui ne cherche pas à réinventer la roue, mais à la faire tourner correctement, avec du métier et une certaine idée du bien-manger à la française.
Informations pratiques:
- 12 h à 16 h 45 et 17 h à 21 h
- Ouvert tous les jours
- Prix moyen : 50 €
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