Aucune limite d’âge et des bienfaits à foison. Ceux qui tentent l’expérience du bootcamp sont assurés de travailler le cardio et le renforcement musculaire. « La discipline offre de nombreux bénéfices. C’est une activité complète et qui joue sur l’intensité. En seulement une séance d’une heure, les participants arrivent à brûler une somme non négligeable de glucose et de gras », explique Jérôme Marascalchi, cofondateur de Midtown. À la différence des sessions de bootcamp en extérieur, qui attirent parfois plusieurs dizaines de participants en raison de leur gratuité, ce studio mise davantage sur les petits groupes. Ici, les bootcampeurs en herbe sont conseillés et motivés par des coachs qui les poussent à dépasser leurs limites physiques.
Bootcamp Les Parisiens rentrent dans le rang
Favoriser le lien social
Une approche exigeante qui rappelle les origines de la discipline, née de l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis. Le bootcamp était la méthode de conditionnement physique employée par l’armée américaine – le terme boot désigne d’ailleurs les jeunes soldats. Dans la version sportive, il va être question d’utiliser l’environnement naturel pour pratiquer des exercices physiques calqués sur ceux de l’armée. Le phénomène n’est pas nouveau en France.
Il a surtout pris de l’ampleur à l’orée des années 2010, notamment grâce au site Boot Camp France, spécialisé dans l’organisation d’événements sportifs en plein air, qu’ils soient privés ou professionnels, à l’image des séminaires et team buildings. En enchaînant des parcours d’obstacles et autres exercices de portage, des collègues de travail sont supposés développer une meilleure cohésion d’équipe. Le volet social est d’ailleurs l’un des aspects les plus importants du bootcamp, comme le souligne Camille Paillot de Montabert : « Avec ce sport, on ne mise pas que sur le cardio ou le renforcement musculaire. On travaille également le lien social. D’ailleurs, je parle souvent des sessions du lundi soir comme d’un rendez-vous sportif convivial. Des gens viennent, rencontrent d’autres personnes puis reviennent. Certains participants ont même noué des amitiés très solides grâce à French Bootcamp. À titre personnel, j’y ai rencontré mon mari. »
On adhère… ou pas
Bien que complète, la pratique de cette discipline particulièrement intense peut séduire… autant que rebuter. S’essayer à un cours ne veut pas forcément dire revenir par la suite.
« C’est 50/50. Soit les participants se prennent au jeu et attrapent littéralement le virus du bootcamp, soit ils n’adhèrent pas du tout et ne reviennent pas », observe Jérôme Marascalchi.
Il faut dire que cette activité, qui se caractérise avant tout par son intensité et sa vitesse, n’est pas conseillée à celles et ceux qui n’ont pas fait d’activité physique depuis longtemps. Même s’il ne faut pas être nécessairement un grand athlète pour s’y mettre, il convient néanmoins d’avoir un minimum de forme physique au préalable. En outre, l’âge est un élément à ne pas négliger.
« Avant 14 ans, il est fortement déconseillé de faire du bootcamp, en raison de la croissance. Compte tenu de l’effort physique que demande ce sport, le pratiquer trop jeune peut s’avérer dangereux », prévient Jérôme Marascalchi.
Au studio Midtown, les bootcampeurs sont motivés par des coachs qui les poussent à dépasser leurs limites.
Un sport complet
Le bootcamp comme l’hyrox sont des disciplines qui peuvent impressionner les néophytes, mais qui permettraient, entre autres bénéfices, de réduire le risque de cancer, comme le souligne Jérôme Marascalchi :
« Je cite souvent cette étude de 2022 de l’Université de Tel-Aviv, menée par le professeur Carmit Levy et le docteur Yiftach Gepner. Ils ont montré que la pratique régulière d’une activité physique intense comme la course à pied pouvait bloquer la progression du cancer et réduire jusqu’à 72 % le risque de dissémination des métastases. »
Les raisons d’adopter le bootcamp ne manquent donc pas.
« Même si les débuts peuvent être compliqués, je pense que c’est une très bonne façon de se mettre au sport et de se challenger. Bien sûr, on travaille le cardio et le renforcement musculaire, mais aussi la souplesse. Difficile de trouver un sport plus complet et dont les bienfaits se remarquent rapidement, aussi bien sur le corps que sur l’esprit », analyse Camille Paillot de Montabert.
Rigueur, effort et discipline, tel est le trio gagnant du bootcamp, qui n’a probablement pas fini de mettre les Parisiens enordre de marche. Garde-à-vous !
De quelle manière la pratique du bootcamp a-t-elle évolué ces dernières années ?
Il n’y a pas eu de gros changement par rapport à l’arrivée de la pratique en France, à la fin des années 2000. Dans les salles dédiées, il y a toujours le tapis de course et l’espace à côté pour faire du renforcement musculaire. En ce qui me concerne, lorsque je suis arrivé chez Episod, il y a près de huit ans, j’ai davantage choisi de développer les cours autour du tapis, qui s’adressent surtout aux personnes qui courent régulièrement.
Que viennent chercher en priorité les adeptes de ce sport ?
Il y a différents types de profils. Chez Episod, il y a ceux qui cherchent avant tout la performance. De manière générale, on a une clientèle qui est très sportive. Mais, parmi les personnes qui s’essaient au bootcamp, il y a aussi ceux qui veulent tout simplement se remettre en forme après une période d’inactivité. C’est un sport qui est aussi bien un loisir qu’un moyen de dépasser ses limites.
« La réussite est collective » est votre leitmotiv. Comment peut-on interpréter cette formule ?
Je travaille essentiellement en équipe. Un succès n’est pas individuel, mais il se partage. Lorsque j’ai un projet en tête, j’en fais part à mes collaborateurs. Ce que j’ai remarqué, au cours de toutes ces années chez Episod, c’est que tout le monde, généralement, va dans le même sens. Nous formons un groupe soudé et nous avons les mêmes visions autour du sport. Travailler ainsi est très fédérateur.
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