Interview

Vittoria de Savoie Parisienne à la croisée des arts

Entre l’art contemporain et le cinéma, la jeune princesse trace son chemin et s’impose comme l’un des talents à suivre en cette rentrée. Au casting du film Toi + Moi – Seuls contre tous, diffusé sur Prime Video, la fille de Clotilde Courau et d’Emmanuel-Philibert de Savoie se livre sur ses projets et son lien particulier avec Paris.

Toi + Moi – Seuls contre tous est votre première expérience dans un long-métrage. Qu’est-ce qui vous a attirée dans ce projet ?

Auparavant, j’avais déjà été au casting de la mini-série La Mère et l’Assassin [qui sera diffusée prochainement sur France 2, ndlr]. J’ai beaucoup apprécié cette expérience, mais, avec Toi + Moi – Seuls contre tous, les choses ont été différentes, puisque c’est un premier rôle. Avec ce film, j’ai eu le sentiment de redécouvrir le métier de comédienne, notamment dans le rapport que l’on peut avoir avec un cinéaste. La réalisatrice, Manon Gaurin, m’a guidée tout au long du tournage, et c’est aussi pour cette raison que cette première expérience sur un long-métrage a été si belle.

Votre personnage, Alma Lancaster, fait croire à sa famille qu’elle étudie le droit, alors qu’en réalité elle suit des études de cinéma. En ce qui vous concerne, quel est votre rapport au septième art ?

Alma n’est pas si éloignée de moi. Après mon bac, j’ai fait des études de sciences politiques à Londres, mais ça ne me plaisait pas vraiment. En réalité, j’étais surtout attirée par le monde des arts, et ce, depuis ma plus tendre enfance. J’avais vraiment envie de faire autre chose, et j’ai donc opéré un virage à 180 degrés en effectuant un stage à la Galerie Thaddaeus Ropac, à Paris. Puis je suis partie à New York pour suivre une formation au Lee Strasberg Theatre and Film Institute, que j’ai entièrement financée grâce à des petits boulots de serveuse dans des pubs et restaurants. L’une des meilleures décisions de ma vie !

 

J’ai un faible pour les quartiers de Goncourt et Belleville

Le film est une adaptation du premier tome de la trilogie à succès d’Emma Green. L’avez-vous lu en amont du tournage pour préparer votre rôle ?

Je ne l’ai pas lu, car je souhaitais avoir un regard totalement vierge sur le personnage d’Alma. Je ne voulais pas être influencée d’une quelconque manière par des descriptions ou des émotions retranscrites dans le livre. Il était important pour moi d’être le plus neutre possible, et c’est aussi pour cela que je n’ai pas demandé de conseils de jeu à ma mère [la comédienne Clotilde Courau, ndlr]. Elle m’a seulement dit qu’il fallait que je commette mes propres erreurs. Et elle avait totalement raison !

Vous avez plus d’une corde à votre arc, puisque vous avez récemment été cocuratrice de l’exposition “L’Enlèvement d’Europe”, organisée en marge de la Milan Design Week. À quand remonte votre amour pour l’art ?

À très loin ! D’aussi loin que je m’en souvienne, je suis toujours allée dans des musées et des galeries d’art avec mes parents. Très jeunes, ma sœur et moi-même avons été baignées dans la culture grâce à eux. J’ai d’ailleurs en tête cette anecdote lorsque j’étais enfant : je me trouvais dans une exposition et je ne voulais pas partir parce que j’étais complètement subjuguée par une photographie. La petite fille que j’étais avait fait un énorme caprice devant ce qui était certainement l’un de mes premiers chocs artistiques. (Rires.)

Dans votre vie, il y a le cinéma, l’art, et même la mode, puisque vous avez notamment défilé pour Emilio Pucci… Y a-t-il d’autres domaines artistiques que vous aimeriez explorer ?

Il y en a beaucoup. Je suis une très grande curieuse et je suis attirée par de nombreux univers. J’ai même pris des cours dans une école de clowns, et j’ai adoré cette expérience. Mais ce qui m’intéresse pour le moment, c’est de continuer à me perfectionner dans les milieux de l’art contemporain et du cinéma. Je prends le temps d’étudier les différents projets qui se présentent à moi, et, parmi mes objectifs, il y a aussi l’envie d’intégrer une école de théâtre ou un conservatoire à Paris.

Vous avez vécu dans plusieurs villes, mais vous gardez un ancrage fort avec Paris. Quels liens entretenez-vous avec cette capitale ?

C’est la ville dans laquelle j’ai grandi et où j’ai gardé de nombreux repères. Paris fait partie de moi plus que n’importe quel autre endroit. Je suis une vraie Parisienne dans le sens où j’adore découvrir de nouvelles expositions et m’attabler en terrasse. J’avoue avoir un faible pour les quartiers de Goncourt et Belleville, qui regorgent de coins intéressants et inspirants.

Quelle est la première chose que vous faites lorsque vous êtes de retour à Paris ?

Je vais voir ma mère et ma sœur. Nous sommes très fusionnelles toutes les trois. Elles habitent également à Paris, et je ne déroge pas à ce petit rituel lorsque je reviens après une courte ou longue absence.

D’après Ernest Hemingway, Paris est une fête. Et vous, Vittoria de Savoie, si vous deviez définir la ville en un mot, ce serait lequel ?

Je dirais “poésie”. Paris est une ville très littéraire et qui n’a rien perdu de son charme. C’est finalement l’une des capitales les plus poétiques que je connaisse !

Les bonnes adresses de Vittoria de Savoie

Les bonnes adresses de Vittoria de Savoie

  • Certainement ma galerie d’art préférée à Paris. J’y ai travaillé et je reste bluffée par la qualité de sa programmation. 7, rue Debelleyme, 3e
  • Je me rends régulièrement dans cette librairie de la Rive Gauche où je suis sûr de dénicher de très beaux livres d’art. Plus que des objets, de vraies pépites ! 24, rue Dauphine, 6e
  • Une institution germanopratine qui fait le bonheur de la cinéphile que je suis. Pour revoir un classique du septième art, il n’y a pas de meilleur endroit. 4, rue Christine, 6e .
  • Quand je vais dans un musée, c’est souvent celui-ci. Aussi bien pour ses expositions que pour son architecture iconique dont il est bien difficile de se lasser. Espl. Valéry-Giscard-d’Estaing, 7e
  • Quelle que soit la saison, ce parc est très agréable. J’y viens en voisine, car j’habite non loin. 1-7, rue Botzaris, 19e .
  • Un bar de Ménilmontant où j’ai mes habitudes et dans lequel je retrouve régulièrement mes amis, avec qui il est toujours très agréable de refaire le monde en terrasse. 14, rue des Panoyaux, 20e .

Son actualité:

  • Toi + Moi – Seuls contre tous, film de Manon Gaurin, diffusion sur Prime Video le 18 septembre.
  • La Mère et l’Assassin (série), diffusion prochaine sur France 2.
Par Antoine Le Fur - Publié le

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